Dans une lettre solennelle adressée au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Emmanuel Macron a annoncé une décision majeure : la France reconnaîtra officiellement l’État de Palestine lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre prochain. Une déclaration d’une portée diplomatique exceptionnelle, qui confirme un virage stratégique dans la politique française au Proche-Orient.
« Fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Proche-Orient, j’ai décidé que la France reconnaîtra l’État de Palestine. » – Emmanuel Macron.
Une reconnaissance fondée sur des engagements concrets
Le Président français justifie cette reconnaissance par les engagements clairs pris par Mahmoud Abbas : condamnation des attaques du Hamas, appel à la libération immédiate des otages, soutien au désarmement du mouvement islamiste, retrait de la gouvernance de Gaza et engagement à organiser des élections démocratiques en 2026.
Cette reconnaissance n’est pas une fin en soi, mais un levier : elle s’inscrit dans une dynamique de relance du processus de paix, basée sur la solution des deux États, à la fois viable, sécurisée et démilitarisée. La France entend ainsi peser pour mettre fin à un conflit qui, selon les mots du chef de l’État, « inflige un tribut insupportable aux civils depuis le 7 octobre 2023 ».
Un appel à l’action internationale
Macron insiste sur l’urgence d’un cessez-le-feu immédiat, la libération de tous les otages encore détenus à Gaza et l’acheminement d’une aide humanitaire massive. Il souligne également la nécessité de sécuriser et reconstruire Gaza, en garantissant la démilitarisation du Hamas, condition indispensable à la viabilité du futur État palestinien.
« Il faut enfin bâtir l’État de Palestine, assurer sa viabilité et permettre qu’en acceptant sa démilitarisation et en reconnaissant pleinement Israël, il participe à la sécurité de tous au Proche-Orient. Il n’y a pas d’alternative. »
Une vision claire et assumée
Par cette lettre, Emmanuel Macron imprime une marque forte : confiance, clarté et engagement. Il assume la volonté de la France de jouer un rôle moteur dans une région fracturée, tout en impliquant ses partenaires européens et les Nations unies. Une conférence internationale co-présidée par la France et l’Arabie saoudite est prévue, avec l’objectif de relancer le règlement pacifique du conflit israélo-palestinien.