Stratégie « Digital Morocco 2030 » : Akhannouch prend les commandes, et ça change tout

Une date : 2030. Un montant : 11 milliards de dirhams alloués sur la période 2024-2026. Quatre axes stratégiques : emploi & formation, services aux citoyens, cloud souverain, déploiement de la 5G. Une vision inclusive qui engage tous les départements et secteurs de l’Etat. Un engagement ferme de la Chefferie du gouvernement, appuyée par l’aval royal. Tels sont les ingrédients du succès annoncé de la stratégie numérique nationale « Digital Morocco 2030 », dévoilée aujourd’hui à Rabat par Aziz Akhannouch.

La présentation de la stratégie nationale « Digital Morocco 2030 », ce mercredi 25 septembre à Rabat, marque un tournant décisif dans l’histoire numérique du Maroc. Cette initiative, validée par le souverain, ambitionne de dynamiser le paysage digital du Royaume avec un investissement de 11 milliards de dirhams sur deux années.


Une mobilisation gouvernementale sans précédent autour du numérique

Pour la première fois dans l’histoire gouvernementale marocaine, on assiste à une véritable prise de conscience de l’importance stratégique de l’économie numérique. L’engagement collectif est visible, avec l’implication personnelle de tous les acteurs clés du gouvernement, prêts à porter cette transformation tant attendue.


Aziz Akhannouch, représentant le Royaume à la 79ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, a tenu à s’adresser directement aux participants via visioconférence. Il aurait pu confier la lecture de son discours à la ministre déléguée chargée du numérique, Ghita Mezzour, mais il a choisi de réaffirmer l’importance cruciale qu’il accorde à cette stratégie. Sa conviction est claire : la digitalisation est désormais une étape incontournable pour relever les défis de l’emploi, de l’investissement et de la modernisation de l’administration.

L’événement a rassemblé un panel impressionnant de hauts responsables, témoignant de l’envergure de cette initiative :

  • Fouzi Lekjaa et Mohamed Salah Tamek, en première ligne.
  • Ahmed Toufiq, ministre des Habous et des Affaires Islamiques, accompagné du Conseiller royal André Azoulay.
  • Noureddine Bensouda, Trésorier Général du Royaume, et Khalid Safir, Directeur général de la CDG.
  • Mohamed Hajoui, Secrétaire général du gouvernement, et Abdellatif Loudiyi, ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de l’Administration de la défense nationale.

À quelques exceptions près, l’ensemble des membres du gouvernement était présent, soulignant l’importance capitale accordée à cette stratégie numérique nationale. Cette mobilisation massive témoigne d’une volonté commune de faire du Maroc un leader régional dans le domaine du numérique.

Des objectifs ambitieux et des leviers d’action concrets

Les objectifs de la stratégie « Digital Morocco 2030 » sont clairs et ambitieux : la formation de 100 000 jeunes par an dans le domaine numérique, contre seulement 14 000 en 2022, ainsi que la création de 240 000 emplois directs dans le secteur numérique public à l’horizon 2030. Pour y parvenir, le gouvernement mise sur plusieurs leviers : la promotion de l’outsourcing, l’export digital, et un cadre juridique renforcé pour les startups, facilitant leur accès aux marchés publics et leur croissance internationale.

Les mesures ne s’arrêtent pas là. Un service cloud souverain sera déployé, conçu pour répondre aux standards internationaux tout en respectant la souveraineté nationale. En parallèle, le gouvernement s’engage à généraliser la couverture Internet à travers tout le territoire, en particulier dans le monde rural, grâce à la 5G et à la fibre optique.

Le numérique au service des citoyens et de la transparence

Aziz Akhannouch a également rappelé l’importance de la digitalisation de l’administration pour faciliter l’accès aux services publics, renforcer la transparence et lutter efficacement contre la corruption. À travers cette stratégie, le Maroc vise à se hisser en tête du classement africain et parmi les 50 premières nations au monde en matière d’administration digitale.

Cette ambition ne se limite pas à des annonces : des conventions ont déjà été signées avec des multinationales pionnières dans le domaine du digital, de la recherche et de l’innovation. Ces partenariats visent à accélérer la transformation digitale et à renforcer le capital humain local, clé de voûte de cette transition. En outre, le Royaume se fixe pour priorité la numérisation des secteurs essentiels aux citoyens, tels que la santé, la protection sociale, l’investissement, et l’enseignement.

Une mise en œuvre à la hauteur des promesses

Dans son allocution, Aziz Akhannouch a réitéré la nécessité d’une mise en œuvre rigoureuse et parfaitement coordonnée, soulignant que seule une action concertée permettra d’atteindre les objectifs fixés. La ministre déléguée Ghita Mezzour a, de son côté, insisté sur l’importance de l’implication de tous les acteurs, en ligne avec les hautes orientations du Souverain.

Bien que la transformation numérique soit porteuse de promesses, elle n’est pas exempte de défis. Parmi eux, la résistance au changement ou encore des choix technologiques ou de partenaires inadaptés pourraient freiner son élan. Cependant, l’engagement résolu de la Chefferie du gouvernement, la concertation continue avec l’ensemble des partenaires, ainsi qu’une gouvernance orientée vers des résultats concrets sont autant de leviers qui permettront de surmonter ces obstacles et d’inscrire durablement la stratégie Morocco 2030 dans le succès.

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