Attention aux excès d’enthousiasme pour l’économie, selon BNP Paribas

L’économie mondiale devrait bénéficier en 2021 de la sortie de la crise sanitaire mais plusieurs risques pourraient freiner la reprise, à commencer par la remontée du chômage, dit-on chez BNP Paribas.

Un certain optimise se justifie en raison de la perspective de la généralisation prochaine des vaccins contre le coronavirus et du maintien du soutien monétaire et budgétaire sur fond de taux appelés à demeurer durablement bas, a déclaré mercredi William de Vijlder, chef économiste de la banque française, dans une conférence en ligne.

«Les espoirs sont bien présents mais il existe aussi des défis à relever et il faut se garder de tout excès d’enthousiasme», a-t-il dit.


Si les avancées sur le front des vaccins sont réelles, des incertitudes demeurent, notamment sur le temps qu’il faudra pour parvenir à l’immunité collective, a-t-il fait valoir.

Et si le niveau des taux devrait favoriser l’investissement, il y a un risque que la montée du chômage ne vienne peser sur les dépenses de consommation, a-t-il ajouté.

«Il existe un risque de voir remonter le niveau de chômage, parce que la dynamique du chômage suit avec un certain retard la dynamique du cycle mais aussi parce que certaines mesures de soutien comme le chômage partiel pourraient être retirées à un moment donné», a-t-il dit.

Du côté de la politique monétaire, les banques centrales, dont les interventions massives ont contribué à absorber le choc de la pandémie, à favoriser la relance et à soutenir les valorisations des actifs, devraient se montrer encore accommodantes dans un premier temps.

Il est cependant possible qu’elles commencent vers la fin de l’année à changer de discours, ce qui aurait des conséquences sur l’économie comme sur l’environnement de marché, a prévenu l’économiste.

«Le problème pourrait se poser notamment si la reprise surprenait à la hausse en 2021», a-t-il dit.

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