Promu « Al-Zaïm » par les médias du pouvoir, Al-Sissi prépare son héritage dans l’ombre de Nasser, entre menaces sur Suez, tensions sur le Nil et risque d’escalade dans le Golfe.
Un mois après sa rupture avec les Émirats, Alger désigne l’Arabie saoudite invitée d’honneur du Salon du livre. Entre attaques houthies, crise du diesel et Sahara marocain, le signal est diplomatique.
Les Émirats et Bahreïn doivent fournir 200 000 tonnes supplémentaires de gazole par mois à la France. Avec l’Arabie saoudite, ces engagements couvrent environ 10 % de sa consommation de diesel.
Avec 550 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur et près de 800 000 selon la CGT et les organisations de jeunesse, la mobilisation du 17 octobre a réuni plusieurs générations autour des conditions d’études et du pouvoir d’achat. Les violences et les blessures graves ont marqué la fin de journée.
Douze ans après l’arrêt de son émission sous la pression, le satiriste égyptien réapparaît par vidéo dans un événement auquel assiste Abdel Fattah Al-Sissi. Ce retour intervient alors que le président envisage un soutien militaire à l’Arabie saoudite, annonce son départ en 2030 et confie à l’armée la préparation de futurs dirigeants. Une ouverture qui pose la question des épreuves auxquelles le pouvoir cherche à préparer le pays.