L’ancien patron d’inwi rebondit chez Orange Cameroun

L’ancien patron de inwi qui a perdu sa place à cause, entre autres, de l’arrivée d’Orange sur le marché marocain, se retrouve deux années plus tard à la tête de l’antenne de ce même opérateur au Cameroun. Frédéric Debord remplace Elisabeth Medou Badang, propulsée directrice de zone et porte-parole du Comité de direction d’Orange pour le Moyen-orient et l’Afrique. Un jeu de chaises musicales qui aura probablement un impact direct sur notre écosystème Télécom national.

C’est un joli coup d’Orange de rapatrier en Afrique un de ses anciens cadres et pas n’importe lequel, celui qui a lancé la marque inwi au Maroc pour le compte de la filiale du groupe SNI.


L’annonce de la nomination de Frédéric Debord a été faite ce mercredi à l’issue du conseil d’administration de la filiale camerounaise d’Orange. «Le conseil d’administration félicite Monsieur Frédéric Debord pour sa nomination et lui souhaite également plein succès dans la mission qui lui est confiée de continuer à faire d’Orange Cameroun un acteur majeur du développement socio-économique du pays », indique le communiqué de la structure rendu public le mercredi 14 février.

Frédéric Debord succède ainsi à la camerounaise Elisabeth Medou Badang, qui cumulera désormais les fonctions de directrice de zone et porte-parole du Comité de direction d’Orange pour le Moyen-Orient et l’Afrique.

L’ancienne directrice générale a d’ailleurs choisi Twitter pour annoncer ses nouvelles fonctions. Elisabeth Medou avait révélé dans la surprise générale qu’elle allait arrêter d’occuper ses fonctions au sein d’Orange Cameroun pour se diriger vers de nouveaux horizons et de nouveaux défis. Elle a également précisé que ses nouvelles fonctions au sein du Groupe Orange lui permettront de poursuivre ces actions dans d’autres pays africains, et continuer de porter haut le flambeau du Cameroun.

Frédéric Debord chez le concurrent, une mauvaise nouvelle pour inwi ?

Durant la réunion de présentation au Conseil d’administration d’Orange, Frédéric Debord a fait du “Debord” en se vantant d’avoir “accompli sa mission avec le lancement de la 4G au Maroc”. Bien sûr il a omis de donner le détail de son départ mouvementé et sur l’état pas très reluisant de son compte charges. Une situation économique que son successeur, Nadia Fassi Fehri, a réussi, d’une main de fer, à redresser. Aujourd’hui les comptes inwi sont au vert et l’opérateur est tout à fait armé pour passer à la vitesse supérieure.

Toutefois, en recrutant l’ancien patron de la filiale de SNI, Orange marque une posture agressive vis-à-vis de ses concurrents marocains, probablement se prépare-t-elle à une éventuelle offensive Made in Morocco sur le continent africain.

Les plus lus

Fatima Ezzahra El Mansouri dévoile sa majorité gouvernementale autour de quatre partis

Le PAM, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS forment la nouvelle majorité gouvernementale, forte de 207 sièges à la Chambre des représentants.

Maroc : le fisc et l’Office des Changes traquent des milliards de dirhams dissimulés dans 84 pays

Selon Al Arabiya, l’Office des Changes et la Direction générale des impôts examinent des comptes et avoirs détenus par des Marocains dans 84 pays. Dix-sept entreprises et des influenceurs figureraient parmi les dossiers examinés.

Arabie saoudite : un autre missile houthi intercepté au sud du pays

La pression militaire des Houthis sur l’Arabie saoudite s’étend...

De « The Voice » aux semi-conducteurs : à Abidjan, Othman El Ferdaous met en lumière l’envergure de la diaspora marocaine

À Abidjan, en marge d’une rencontre autour des « Nouveaux Boss » de TV5MONDE, l’ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire a mis en avant plusieurs figures de la diaspora marocaine actives dans l’audiovisuel, les semi-conducteurs et le capital-risque. Une séquence qui intervient alors que le Maroc et la Côte d’Ivoire avancent vers une entrée dans la gouvernance de TV5MONDE.

Déconcentration administrative : Mohammed VI avertit qu’« aucun retard ni atermoiement n’est plus tolérable »

Mohammed VI exige l’application de la Charte de la Déconcentration et le transfert effectif des compétences et des ressources vers les territoires.

Al-Sissi devient « Al-Zaïm » : le titre de Nasser, la guerre en toile de fond

Promu « Al-Zaïm » par les médias du pouvoir, Al-Sissi prépare son héritage dans l’ombre de Nasser, entre menaces sur Suez, tensions sur le Nil et risque d’escalade dans le Golfe.

Après la rupture avec Abou Dhabi, Alger déroule le tapis rouge à Riyad au Salon du livre

Un mois après sa rupture avec les Émirats, Alger désigne l’Arabie saoudite invitée d’honneur du Salon du livre. Entre attaques houthies, crise du diesel et Sahara marocain, le signal est diplomatique.

Sous pression en France, Macron annonce 200 000 tonnes de diesel supplémentaires par mois venues du Golfe

Les Émirats et Bahreïn doivent fournir 200 000 tonnes supplémentaires de gazole par mois à la France. Avec l’Arabie saoudite, ces engagements couvrent environ 10 % de sa consommation de diesel.

France : le 17 octobre, la colère lycéenne change d’échelle

Avec 550 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur et près de 800 000 selon la CGT et les organisations de jeunesse, la mobilisation du 17 octobre a réuni plusieurs générations autour des conditions d’études et du pouvoir d’achat. Les violences et les blessures graves ont marqué la fin de journée.

Bassem Youssef devant Al-Sissi : que prépare le pouvoir égyptien ?

Douze ans après l’arrêt de son émission sous la pression, le satiriste égyptien réapparaît par vidéo dans un événement auquel assiste Abdel Fattah Al-Sissi. Ce retour intervient alors que le président envisage un soutien militaire à l’Arabie saoudite, annonce son départ en 2030 et confie à l’armée la préparation de futurs dirigeants. Une ouverture qui pose la question des épreuves auxquelles le pouvoir cherche à préparer le pays.

Netanyahu : « Macron a-t-il retenu la leçon des émeutes ? Les Français, eux, voient ce qui se passe dans leurs rues »

Sur C14, Benjamin Netanyahu relie les violences du 17 octobre en France à son avertissement de 2023 à Emmanuel Macron et voit dans une alternance à droite un rapprochement possible avec Israël.

Après l’échec de la mobilisation des avocats, Abdelkebir Tabih, figure du barreau de Casablanca, démissionne des instances de la profession

Douze jours après la suspension du mouvement de protestation des avocats, Abdelkebir Tabih démissionne du Conseil de l’Ordre de Casablanca et du bureau de l’Association des barreaux du Maroc.

Moyen-Orient sous tension : Abou Dhabi consulte Nasser Bourita dans une vaste mobilisation diplomatique

Deux jours après sa reconduction, Nasser Bourita s’est entretenu avec Abdallah ben Zayed sur la sécurité au Moyen-Orient et le renforcement du partenariat Maroc–Émirats arabes unis.

Related Articles

Focus Thématiques