Le Parti de la Justice et du Développement (PJD) a exprimé son rejet de la recommandation du Conseil de la concurrence relative à l’ouverture du capital des pharmacies et à la création de chaînes pharmaceutiques. Cette recommandation s’inscrit dans le cadre d’un avis sur les modalités de fixation des prix des médicaments fabriqués localement ou importés. Le PJD appelle l’exécutif à privilégier, selon lui, des solutions structurelles.
Dans un communiqué daté du 26 février 2026, le parti estime que l’activité pharmaceutique relève du champ de la santé publique et non d’une logique commerciale. Il considère que les officines couvrent déjà l’ensemble du territoire national et que l’introduction d’une logique capitalistique risquerait de transformer le médicament en simple marchandise soumise aux règles du marché.
Le PJD appelle le gouvernement à agir sur la révision et la baisse des prix des médicaments, en application des dispositions prévues par la loi 17.04 et le décret 2.13.852. Il plaide également pour un soutien accru à l’industrie pharmaceutique nationale et critique les facilités accordées à l’importation, notamment via les autorisations exceptionnelles (AS) et temporaires (ATU).
Le communiqué est signé par le secrétaire général du parti, Abdelilah Benkirane.
Ce que dit le communiqué du PJD
1. Rejet total de la recommandation du Conseil de la concurrence sur l’ouverture du capital des pharmacies et la création de chaînes.
2. Statut sanitaire des pharmacies : les officines sont présentées comme des établissements relevant de la santé publique, soumis à des règles scientifiques, professionnelles et juridiques strictes.
3. Couverture territoriale jugée suffisante : le parti estime qu’il n’existe pas de déficit structurel justifiant une ouverture aux investisseurs.
4. Refus d’une logique purement concurrentielle : le médicament ne doit pas être soumis aux seules règles de l’offre et de la demande.
5. Appel à la baisse des prix : demande d’application effective de l’article 17 de la loi 17.04 et de l’article 4 du décret 2.13.852 pour réviser les prix à la baisse.
6. Souveraineté pharmaceutique : plaidoyer pour le renforcement de l’industrie nationale et de la sécurité médicamenteuse.
7. Critique de la politique d’importation : dénonciation des exonérations douanières, des autorisations exceptionnelles (AS) et temporaires (ATU), jugées défavorables à la production locale.





