Un adolescent a été mutilé samedi à Saint-Étienne lors de la mobilisation contre la vie chère. Le parquet a confié une enquête à l’IGPN. À Toulouse, quatre dirigeantes syndicales ont également été blessées et évacuées, selon la CGT. [1][2]
La mobilisation du 17 octobre compte une nouvelle blessure irréversible. À Saint-Étienne, un jeune de 17 ans a eu la main droite arrachée par une grenade lancée par les forces de l’ordre. TF1-LCI, confirmant une information de l’AFP, rapporte que l’adolescent a expliqué aux soignants l’avoir ramassée avant son explosion. Le modèle de l’engin n’a pas été identifié dans les informations communiquées samedi. [1]
La procureure de la République, Anne Gaches, a annoncé l’ouverture d’une enquête en recherche des causes des blessures. Les investigations ont été confiées à l’Inspection générale de la police nationale, le service chargé notamment d’enquêter sur les agissements de policiers. [1]
Ce drame intervient au lendemain des déclarations de Laurent Nuñez sur l’emploi des grenades assourdissantes. Interrogé vendredi sur France 2, le ministre de l’Intérieur avait confirmé que ce type d’armement pourrait être utilisé le 17 octobre. Il avait auparavant suspendu l’usage du modèle EF-SON dans le cadre du mouvement lycéen, après la mutilation d’un adolescent de 15 ans à Lens. L’arme impliquée à Saint-Étienne demeure, elle, à identifier par l’enquête. [3]
À Toulouse, la CGT a annoncé que quatre responsables avaient été blessées puis évacuées : les deux cosecrétaires de la FSU, la secrétaire générale de la fédération CGT des services publics et une secrétaire de l’union départementale. Cédric Caubère, dirigeant de la CGT en Haute-Garonne, dénonce une attaque policière contre la tête syndicale. La Dépêche rapporte aussi des jets de projectiles, suivis de tirs lacrymogènes, devant le cortège près du pont des Catalans. [2]




