Dans son message de félicitations à Ahmed Touizi, élu président de la Chambre des représentants, le Roi Mohammed VI trace une feuille de route pour le travail parlementaire : améliorer le rendement de l’institution, accélérer l’action législative et de contrôle et placer l’intérêt de la Nation et des citoyens au-dessus de toute considération.
La confiance accordée à Ahmed Touizi engage sa responsabilité. Dans son message adressé mercredi 14 octobre, le Roi Mohammed VI associe son accession à ce « haut poste constitutionnel » à la longue expérience parlementaire qu’il a accumulée. Deux atouts que le Souverain souhaite voir mobilisés pour « ne ménager aucun effort », aux côtés de l’ensemble des députés, au service de la Chambre.
Le nouveau président reçoit les chaleureuses félicitations du Roi et ses vœux de plein succès. Le message précise également les attentes attachées à ses fonctions, à travers trois exigences : l’efficacité institutionnelle, l’exercice du contrôle et la responsabilité éthique.
Améliorer le travail et en accélérer le rythme
Le choix des termes donne une portée concrète à cette feuille de route. Le Souverain évoque une contribution « avec efficience et efficacité » à la promotion du rendement de la Chambre. Il associe l’amélioration de l’action parlementaire à l’accélération de sa cadence.
La qualité du travail et son rythme sont ainsi envisagés ensemble. Pour Ahmed Touizi, l’enjeu sera de conduire les travaux de la Chambre de manière à répondre à cette double attente, en mobilisant l’ensemble de ses membres dans un esprit de citoyenneté sincère.
Le contrôle au cœur des missions parlementaires
Le message royal mentionne expressément les deux dimensions de l’action de la Chambre : légiférer et contrôler. L’exigence de rendement concerne donc également l’examen de l’action gouvernementale et l’exercice des prérogatives de contrôle des députés.
Cette place accordée au contrôle souligne la responsabilité des parlementaires dans le suivi des politiques publiques et la demande de comptes aux responsables gouvernementaux. L’amélioration et l’accélération attendues portent sur l’ensemble de ces missions.
L’intérêt national comme règle de conduite
La formulation la plus forte du message concerne la nécessité de placer « l’intérêt suprême de la Nation et des citoyens au-dessus de toute considération ». Le Roi relie directement cette priorité aux exigences de la « responsabilité éthique inhérente à la pratique parlementaire ».
Cette articulation fait de l’éthique une règle de conduite dans l’exercice du mandat. Elle établit une hiérarchie dans les choix des élus : l’intérêt national et celui des citoyens doivent guider leur action et leurs arbitrages.
La responsabilité est collective. En associant à plusieurs reprises Ahmed Touizi à l’ensemble des membres de la Chambre, le Souverain adresse ses attentes à toute l’institution. Au nouveau président revient la tâche de conduire ce travail commun ; à chaque député, celle de contribuer pleinement à l’accomplissement des missions parlementaires.


