CAN au Maroc : quand l’Algérie choisit l’isolement jusque dans la prière du vendredi

À l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations organisée au Maroc, la question de l’accomplissement de la prière du vendredi par les joueurs et membres de staff des sélections musulmanes a fait l’objet d’une organisation spécifique dans plusieurs villes hôtes du Royaume.

Selon des informations concordantes, l’ensemble des équipes arabes et musulmanes engagées dans la compétition ont souhaité permettre à leurs délégations d’accomplir la prière dans des mosquées situées à proximité de leurs lieux d’hébergement. Pour accompagner cette demande, les autorités marocaines ont mis à leur disposition des moyens de transport dédiés, assurant l’acheminement des joueurs et des staffs vers les lieux de culte, puis leur retour, dans des conditions jugées satisfaisantes.

Ce dispositif, déjà mis en place les semaines précédentes, s’inscrit dans une logique d’accueil et de facilitation des pratiques religieuses des délégations étrangères, sans incidence sur le déroulement sportif de la compétition.

Toutefois, une exception a été relevée. La sélection nationale algérienne a, selon les informations communiquées à la direction de l’hôtel où elle séjourne, fait le choix de ne pas se rendre dans les mosquées locales. La délégation aurait opté pour l’organisation de la prière du vendredi au sein même de l’établissement hôtelier, en sollicitant un imam et en utilisant une salle polyvalente habituellement dédiée aux conférences, séminaires et événements.

Cette configuration aurait déjà été retenue lors du vendredi précédent. Toujours selon les mêmes sources, cette décision serait motivée par la présence, dans les mosquées marocaines, d’une invocation religieuse traditionnelle pour le Roi et la famille royale, incluse dans le sermon du vendredi, pratique institutionnelle au Maroc.

Sur le plan strictement organisationnel, cette option relève de la gestion interne de la délégation algérienne, aucune obligation n’étant faite aux équipes participantes quant au lieu d’accomplissement de la prière. Aucun incident n’a été signalé et les rencontres sportives se poursuivent normalement dans l’ensemble des villes hôtes.

Néanmoins, au-delà de l’aspect logistique, ce choix n’est pas passé inaperçu. Dans un contexte où le pays hôte a multiplié les dispositions pour accueillir les délégations dans le respect de leurs convictions, la décision algérienne tranche avec celle des autres équipes, qui ont privilégié une pratique collective dans les lieux de culte locaux.

Ce choix met en lumière une négativité récurrente qui dépasse le simple cadre sportif. En s’enfermant dans une logique de rejet et de crispation, l’Algérie donne à voir un isolement de plus en plus visible sur les scènes africaine et arabe. Une posture qui apparaît moins circonstancielle que le reflet d’une ligne politique rigide, portée par un régime en perte d’élan et de crédibilité, à contre-courant des dynamiques de coopération et de rassemblement qui traversent aujourd’hui le continent.

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