Laftit enclenche une réponse exemplaire à un cas de corruption présumée

Le ministère de l’Intérieur a annoncé, ce mardi, la suspension immédiate d’un khallifa (adjoint d’un caïd) relevant de la préfecture d’arrondissement Aïn Sebaâ – Hay Mohammadi à Casablanca. Cette décision intervient dans le cadre du suivi quotidien de la performance des agents d’autorité et d’un souci constant de veiller à leur respect des principes d’éthique et de probité du service public, précise un communiqué du département de M. Abdelouafi Laftit.

Le fonctionnaire concerné fait l’objet d’une enquête judiciaire supervisée par le parquet compétent, en raison de soupçons de son implication dans une affaire de corruption, selon les termes utilisés par le ministère.

Sans attendre l’issue des investigations, le département de l’Intérieur a pris l’initiative de le suspendre de ses fonctions. Cette mesure préventive s’inscrit dans une démarche de rigueur administrative visant à préserver la confiance des citoyens dans les institutions publiques.

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« Les procédures administratives appropriées seront engagées à son encontre, conformément aux lois et règlements en vigueur, et ce en fonction des conclusions de l’enquête et de la procédure judiciaire », souligne la même source.

Tolérance zéro pour les dérives

Ce nouvel épisode témoigne d’une volonté affirmée du département de M. Laftit de rompre avec toute forme d’impunité et de renforcer la gouvernance éthique au sein de l’administration territoriale. Le ministère de l’Intérieur multiplie depuis plusieurs années les mesures disciplinaires et les mises à l’écart temporaires ou définitives pour les agents soupçonnés de manquements graves.

Une ligne de conduite qui s’inscrit dans la dynamique générale de moralisation de la vie publique, mais aussi dans la réforme du corps des agents d’autorité, amorcée sous les hautes instructions royales.

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