Tour Mohammed VI : à Salé, le Prince Héritier Moulay El Hassan inaugure un marqueur de modernité à l’échelle des deux rives du Bouregreg

Sur Ordre de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan a procédé, lundi sur la rive droite du Bouregreg, à l’inauguration de la Tour Mohammed VI. Pensé comme une nouvelle icône architecturale, l’édifice condense plusieurs ambitions du Maroc contemporain : élévation urbaine, excellence technique, soutenabilité environnementale et mise en valeur d’un patrimoine historique que Rabat et Salé projettent désormais dans une même perspective de rayonnement.


Le Prince Héritier Moulay El Hassan a inauguré, sur ordre du Roi, lundi 13 avril 2026, la Tour Mohammed VI, édifice appelé à s’imposer comme l’un des nouveaux repères majeurs du paysage urbain national. Dressée sur la rive droite du Bouregreg, la tour apparaît à la fois comme un emblème de modernité et comme le signe visible d’une transformation plus large : celle des deux villes jumelles de Rabat et Salé, dont l’essor, la complémentarité et la projection territoriale s’inscrivent sous l’impulsion du Souverain.


Lors de cette visite inaugurale, Son Altesse Royale a parcouru les différentes composantes de la tour. Dans le lobby principal, le Prince Héritier a suivi plusieurs présentations consacrées à cette structure d’envergure, ainsi qu’aux échantillons de matériaux artisanaux marocains intégrés à sa construction. Cette première étape a également permis de découvrir l’espace conçu pour accueillir des conférences, ainsi que la bibliothèque, deux composantes qui soulignent que l’édifice n’a pas été pensé comme une simple prouesse verticale, mais comme un lieu de circulation des idées, d’accueil et de mise en relation.

SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan a également visité un appartement témoin, l’hôtel Waldorf Astoria et l’observatoire du patrimoine de Rabat et Salé, aménagé au sommet de la tour. Depuis ce point culminant, la vue panoramique embrasse les deux rives du Bouregreg et restitue, dans une même lecture, l’épaisseur historique et la dynamique contemporaine du territoire. Les remparts, les kasbahs et les portes anciennes des deux cités y composent une fresque urbaine où le passé n’est pas effacé par la modernité, mais réinscrit dans un nouvel horizon de lisibilité et de valorisation.

TOUR MOHAMMED VI EN CHIFFRES

Localisation : rive droite de la vallée du Bouregreg, à Salé
Hauteur : 250 mètres
Nombre d’étages : 55
Porteur du projet : O Capital Group
Fonctions accueillies : hôtel de luxe, bureaux, résidences, observatoire du patrimoine de Rabat et Salé, salle de conférences, commerces et restaurants
Dessertes verticales : 36 ascenseurs

Spécificités techniques :
– fondations profondes de 60 mètres ;
– structure conçue pour résister aux séismes et aux crues du fleuve ;
– système innovant d’amortisseur harmonique pour limiter les effets du vent et des vibrations sismiques.

Parti architectural : une tour alliant ingénierie avancée et design élégant, appelée à redessiner la silhouette urbaine de Rabat-Salé.

Volet environnemental :
– deux façades distinctes, dont l’une à éclairage dynamique et l’autre équipée de panneaux photovoltaïques ;
– systèmes de récupération d’énergie ;
– collecte des eaux pluviales ;
– intégration des meilleures pratiques d’éco-construction et des technologies de nouvelle génération pour l’efficacité énergétique.

Certifications obtenues : LEED Gold et HQE

Atout patrimonial : un observatoire au sommet offrant une vue panoramique sur Rabat et Salé, où remparts, kasbahs et portes anciennes donnent à lire l’héritage historique des deux villes jumelles.

Culminant à 250 mètres et s’élevant sur 55 étages, la Tour Mohammed VI redessine désormais de manière décisive la silhouette de Rabat. L’ouvrage se distingue par une alliance assumée entre ingénierie avancée et design élégant, tout en répondant aux normes environnementales les plus exigeantes. Sa hauteur ne relève pas d’un geste gratuit. Elle traduit une ambition de rang, une capacité de projection et une volonté d’inscrire la capitale et sa région dans une cartographie urbaine où l’audace constructive devient aussi un langage de souveraineté.

L’édifice s’inscrit dans la continuité des objectifs du projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg, l’une des composantes majeures du programme intégré de développement de Rabat, « Rabat Ville Lumière, capitale marocaine de la culture », lancé sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi. Par sa localisation, par son échelle et par ses fonctions, la tour participe d’une même trajectoire : renforcer l’attractivité du site, articuler les deux rives, élever la qualité urbaine et donner une expression concrète à une vision de long terme fondée sur la cohésion territoriale et l’excellence des réalisations.

Porté par O Capital Group, le projet réunit dans un même ensemble un hôtel de luxe, des bureaux, des résidences, un observatoire du patrimoine de Rabat et Salé, une salle de conférences, des commerces et des restaurants, l’ensemble étant desservi par 36 ascenseurs. Cette pluralité d’usages révèle la logique d’intégration qui a présidé à sa conception. La tour n’est pas un objet isolé ; elle est un pôle mixte, pensé pour agréger fonctions économiques, hospitalité haut de gamme, habitat, animation commerciale et valorisation culturelle.

Sur le plan technique, la Tour Mohammed VI repose sur des fondations profondes de 60 mètres, conçues pour résister aussi bien aux séismes qu’aux crues du fleuve. Ces fondations garantissent la stabilité durable de la structure dans un environnement géotechnique complexe, ce qui donne la mesure de l’exigence mobilisée dès les premières phases du chantier. À cette robustesse s’ajoute un dispositif destiné à absorber les contraintes dynamiques : afin de limiter les mouvements provoqués par le vent et les vibrations sismiques, l’ouvrage est équipé d’un système innovant d’amortisseur harmonique, assurant confort et stabilité aux résidents des étages supérieurs.

L’attention portée à la soutenabilité environnementale constitue un autre axe structurant du projet. La tour dispose de deux façades distinctes : l’une est dotée d’un éclairage dynamique, tandis que l’autre intègre des panneaux photovoltaïques. Ce choix architectural et technologique permet d’associer identité visuelle, performance énergétique et inscription dans les meilleures pratiques d’éco-construction. L’édifice incorpore, en outre, des technologies de nouvelle génération destinées à améliorer l’efficacité énergétique, en cohérence avec les engagements du Maroc en faveur du développement durable.

Cette orientation se prolonge par l’intégration de systèmes avancés de récupération d’énergie et de collecte des eaux pluviales. L’ensemble de ces dispositifs a permis à la Tour Mohammed VI d’obtenir les certifications LEED Gold et HQE, consacrant ainsi un niveau d’exigence élevé en matière de qualité environnementale et de performance. Ces distinctions positionnent le bâtiment parmi les réalisations les plus innovantes et les plus performantes du continent africain, et renforcent sa portée symbolique : celle d’un Maroc qui ne se contente pas de bâtir haut, mais qui entend bâtir juste, durablement et avec méthode.

À son arrivée à la Tour Mohammed VI, Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan a passé en revue une section de la Garde Royale qui rendait les honneurs.

Le Prince Héritier a ensuite été salué par M. Mohamed Yacoubi, wali de la région Rabat-Salé-Kénitra et gouverneur de la préfecture de Rabat, M. Rachid El Abdi, président du Conseil régional, M. Omar Touimi, gouverneur de la préfecture de Salé, M. Noureddine Lazrek, président du Conseil préfectoral de Salé, et M. Omar Sentissi, président du Conseil communal de Salé.

Son Altesse Royale a également été saluée par M. Othman Benjelloun, Président-Directeur général de O Capital Group, Mme Dounia Benjelloun, administratrice du groupe, M. Zakaria El Kaidi, de l’Agence pour l’aménagement de la vallée de Bouregreg, ainsi que M. Jamal Benissa, de la société Aradi Bouregreg.

Par son élancement, par la qualité de ses composantes techniques et par la densité des fonctions qu’elle accueille, la Tour Mohammed VI s’impose ainsi comme bien davantage qu’un signal architectural. Elle exprime une inflexion dans la manière de penser la ville, le patrimoine, l’investissement et l’image internationale du Royaume. Entre Rabat et Salé, elle organise un nouveau point d’ancrage visuel et stratégique. À travers elle se lit une ambition plus vaste : faire converger modernité constructive, mémoire urbaine, soutenabilité et rayonnement dans une même trajectoire nationale, à l’horizon de la décennie à venir.

Les plus lus

Maroc : le fisc et l’Office des Changes traquent des milliards de dirhams dissimulés dans 84 pays

Selon Al Arabiya, l’Office des Changes et la Direction générale des impôts examinent des comptes et avoirs détenus par des Marocains dans 84 pays. Dix-sept entreprises et des influenceurs figureraient parmi les dossiers examinés.

Fatima Ezzahra El Mansouri dévoile sa majorité gouvernementale autour de quatre partis

Le PAM, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS forment la nouvelle majorité gouvernementale, forte de 207 sièges à la Chambre des représentants.

Arabie saoudite : un autre missile houthi intercepté au sud du pays

La pression militaire des Houthis sur l’Arabie saoudite s’étend...

De « The Voice » aux semi-conducteurs : à Abidjan, Othman El Ferdaous met en lumière l’envergure de la diaspora marocaine

À Abidjan, en marge d’une rencontre autour des « Nouveaux Boss » de TV5MONDE, l’ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire a mis en avant plusieurs figures de la diaspora marocaine actives dans l’audiovisuel, les semi-conducteurs et le capital-risque. Une séquence qui intervient alors que le Maroc et la Côte d’Ivoire avancent vers une entrée dans la gouvernance de TV5MONDE.

Déconcentration administrative : Mohammed VI avertit qu’« aucun retard ni atermoiement n’est plus tolérable »

Mohammed VI exige l’application de la Charte de la Déconcentration et le transfert effectif des compétences et des ressources vers les territoires.

Al-Sissi devient « Al-Zaïm » : le titre de Nasser, la guerre en toile de fond

Promu « Al-Zaïm » par les médias du pouvoir, Al-Sissi prépare son héritage dans l’ombre de Nasser, entre menaces sur Suez, tensions sur le Nil et risque d’escalade dans le Golfe.

Après la rupture avec Abou Dhabi, Alger déroule le tapis rouge à Riyad au Salon du livre

Un mois après sa rupture avec les Émirats, Alger désigne l’Arabie saoudite invitée d’honneur du Salon du livre. Entre attaques houthies, crise du diesel et Sahara marocain, le signal est diplomatique.

Sous pression en France, Macron annonce 200 000 tonnes de diesel supplémentaires par mois venues du Golfe

Les Émirats et Bahreïn doivent fournir 200 000 tonnes supplémentaires de gazole par mois à la France. Avec l’Arabie saoudite, ces engagements couvrent environ 10 % de sa consommation de diesel.

France : le 17 octobre, la colère lycéenne change d’échelle

Avec 550 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur et près de 800 000 selon la CGT et les organisations de jeunesse, la mobilisation du 17 octobre a réuni plusieurs générations autour des conditions d’études et du pouvoir d’achat. Les violences et les blessures graves ont marqué la fin de journée.

Bassem Youssef devant Al-Sissi : que prépare le pouvoir égyptien ?

Douze ans après l’arrêt de son émission sous la pression, le satiriste égyptien réapparaît par vidéo dans un événement auquel assiste Abdel Fattah Al-Sissi. Ce retour intervient alors que le président envisage un soutien militaire à l’Arabie saoudite, annonce son départ en 2030 et confie à l’armée la préparation de futurs dirigeants. Une ouverture qui pose la question des épreuves auxquelles le pouvoir cherche à préparer le pays.

Netanyahu : « Macron a-t-il retenu la leçon des émeutes ? Les Français, eux, voient ce qui se passe dans leurs rues »

Sur C14, Benjamin Netanyahu relie les violences du 17 octobre en France à son avertissement de 2023 à Emmanuel Macron et voit dans une alternance à droite un rapprochement possible avec Israël.

Après l’échec de la mobilisation des avocats, Abdelkebir Tabih, figure du barreau de Casablanca, démissionne des instances de la profession

Douze jours après la suspension du mouvement de protestation des avocats, Abdelkebir Tabih démissionne du Conseil de l’Ordre de Casablanca et du bureau de l’Association des barreaux du Maroc.

Moyen-Orient sous tension : Abou Dhabi consulte Nasser Bourita dans une vaste mobilisation diplomatique

Deux jours après sa reconduction, Nasser Bourita s’est entretenu avec Abdallah ben Zayed sur la sécurité au Moyen-Orient et le renforcement du partenariat Maroc–Émirats arabes unis.

Related Articles

Focus Thématiques