Vers une participation marocaine à la force de paix en Gaza ?

L’administration Biden mobilise ses efforts pour inclure des États arabes dans une force de maintien de la paix à déployer à Gaza après le conflit. Les discussions impliquent l’Égypte, les Émirats Arabes Unis et le Maroc, bien que les États-Unis excluent l’envoi de troupes américaines. Cette initiative vise à stabiliser la région jusqu’à l’établissement d’une autorité de sécurité palestinienne «fiable».

L’administration Biden encourage les États arabes à participer à une force de maintien de la paix qui serait déployée à Gaza une fois la guerre terminée, dans l’espoir de combler un vide dans la bande jusqu’à ce qu’un appareil de sécurité palestinien crédible soit établi.


Selon le Financier Times, les États-Unis ont discuté divers plans avec les États arabes. L’Égypte, les Émirats Arabes Unis et le Maroc envisagent l’initiative.

« Les États arabes ont dit que cela devrait être dirigé par les États-Unis, donc les États-Unis essaient de trouver comment ils peuvent le diriger sans avoir de troupes sur le terrain », a déclaré un responsable occidental eu FT. « Trois États arabes ont eu des discussions initiales, y compris l’Égypte, les Émirats Arabes Unis et le Maroc, mais ils voudraient que les États-Unis reconnaissent d’abord un État palestinien. »

.u459a67c74a51fd06a33f1b3659a47a9c { padding:0px; margin: 0; padding-top:1em!important; padding-bottom:1em!important; width:100%; display: block; font-weight:bold; background-color:#eaeaea; border:0!important; border-left:4px solid #34495E!important; text-decoration:none; } .u459a67c74a51fd06a33f1b3659a47a9c:active, .u459a67c74a51fd06a33f1b3659a47a9c:hover { opacity: 1; transition: opacity 250ms; webkit-transition: opacity 250ms; text-decoration:none; } .u459a67c74a51fd06a33f1b3659a47a9c { transition: background-color 250ms; webkit-transition: background-color 250ms; opacity: 1; transition: opacity 250ms; webkit-transition: opacity 250ms; } .u459a67c74a51fd06a33f1b3659a47a9c .ctaText { font-weight:bold; color:#464646; text-decoration:none; font-size: 16px; } .u459a67c74a51fd06a33f1b3659a47a9c .postTitle { color:#000000; text-decoration: underline!important; font-size: 16px; } .u459a67c74a51fd06a33f1b3659a47a9c:hover .postTitle { text-decoration: underline!important; }

LIRE AUSSI  Couperet royal : El Hafidi & Laklalech débarqués, Bakkoury enterré.

D’autres États arabes, dont l’Arabie Saoudite, ont rejeté l’idée de déployer leurs forces, craignant d’être perçus comme complices avec Israël. Ils sont également méfiants des risques d’être entrainés dans une insurrection dans la bande, qui est contrôlée par le Hamas depuis 2007.

Selon le journal américain, Ryad a évolué dans a réflexion devenant plus ouverte à l’idée d’une force internationale opérant à Gaza, alors que les États occidentaux et arabes peinent à trouver une alternative viable aux troupes israéliennes.

La même source précise que Washington avait « essayé de construire un élan pour une force de stabilité, mais la politique américaine est assez ferme sur le fait qu’il n’y aura pas de troupes américaines sur le terrain, donc il est difficile pour eux de faire valoir que d’autres devraient le faire ».

Il n’est également pas clair sur ce qu’Israël serait prêt à accepter, les États-Unis et leurs alliés étant frustrés par l’incertitude concernant les intentions du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour le conflit.

Cela inclut combien de temps Netanyahu prévoit de garder des troupes dans la bande dévastée, qui son gouvernement d’extrême droite accepterait comme administrateur, et combien de temps continuera l’offensive israélienne.

Certains responsables israéliens, comme le ministre de la Défense Yoav Gallant, ont exprimé leur soutien à l’idée d’une présence internationale à Gaza après la guerre. Mais le manque de clarté sur la position d’Israël a exacerbé l’incertitude concernant toute planification post-conflit.

« Israël refuse de parler à quiconque à ce sujet, il est dans le déni. Et tout le monde parle à côté des autres », a déclaré au FT un responsable occidental. « Les États arabes disent que l’Occident doit reconnaître un État palestinien, mais très peu des principaux États occidentaux sont vraiment prêts de le faire. »

Un responsable arabe, qui a confirmé que les États-Unis avaient soulevé l’idée d’une force de maintien de la paix avec ses partenaires régionaux, a déclaré qu’il y avait également des différences entre les États arabes sur les plans d’après le conflit. Mais il a dit que le plus gros problème était que « personne ne sait à quoi ressemblera le lendemain ».

Netanyahu a déjà irrité les États arabes en suggérant qu’ils pourraient aider un gouvernement à Gaza sous contrôle israélien.

Le ministre des Affaires étrangères des Émirats Arabes Unis, Cheikh Abdallah ben Zayed, a déclaré la semaine dernière que le Premier ministre israélien « n’a aucune capacité légale pour prendre cette mesure ».

Le chef de la diplomatie émiratie a souligné que les Émirats Arabes Unis seraient prêts à soutenir un gouvernement palestinien qui répondrait aux espoirs et aspirations du peuple palestinien, y compris l’indépendance.

Mais il a ajouté que les Émirats Arabes Unis « refusent d’être entraînés dans un plan visant à fournir une couverture pour la présence israélienne dans la bande de Gaza ».

Les plus lus

Maroc : le fisc et l’Office des Changes traquent des milliards de dirhams dissimulés dans 84 pays

Selon Al Arabiya, l’Office des Changes et la Direction générale des impôts examinent des comptes et avoirs détenus par des Marocains dans 84 pays. Dix-sept entreprises et des influenceurs figureraient parmi les dossiers examinés.

Fatima Ezzahra El Mansouri dévoile sa majorité gouvernementale autour de quatre partis

Le PAM, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS forment la nouvelle majorité gouvernementale, forte de 207 sièges à la Chambre des représentants.

Arabie saoudite : un autre missile houthi intercepté au sud du pays

La pression militaire des Houthis sur l’Arabie saoudite s’étend...

De « The Voice » aux semi-conducteurs : à Abidjan, Othman El Ferdaous met en lumière l’envergure de la diaspora marocaine

À Abidjan, en marge d’une rencontre autour des « Nouveaux Boss » de TV5MONDE, l’ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire a mis en avant plusieurs figures de la diaspora marocaine actives dans l’audiovisuel, les semi-conducteurs et le capital-risque. Une séquence qui intervient alors que le Maroc et la Côte d’Ivoire avancent vers une entrée dans la gouvernance de TV5MONDE.

La Mauritanie veut s’emparer de la ville marocaine de Lagouira

Selon Jeune Afrique, Nouakchott souhaite faire reconnaître sa souveraineté sur Lagouira. Une ambition qui ravive le précédent du retrait mauritanien du Sahara en 1979 et les enjeux de développement de la façade atlantique.

Al-Sissi devient « Al-Zaïm » : le titre de Nasser, la guerre en toile de fond

Promu « Al-Zaïm » par les médias du pouvoir, Al-Sissi prépare son héritage dans l’ombre de Nasser, entre menaces sur Suez, tensions sur le Nil et risque d’escalade dans le Golfe.

Après la rupture avec Abou Dhabi, Alger déroule le tapis rouge à Riyad au Salon du livre

Un mois après sa rupture avec les Émirats, Alger désigne l’Arabie saoudite invitée d’honneur du Salon du livre. Entre attaques houthies, crise du diesel et Sahara marocain, le signal est diplomatique.

Sous pression en France, Macron annonce 200 000 tonnes de diesel supplémentaires par mois venues du Golfe

Les Émirats et Bahreïn doivent fournir 200 000 tonnes supplémentaires de gazole par mois à la France. Avec l’Arabie saoudite, ces engagements couvrent environ 10 % de sa consommation de diesel.

France : le 17 octobre, la colère lycéenne change d’échelle

Avec 550 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur et près de 800 000 selon la CGT et les organisations de jeunesse, la mobilisation du 17 octobre a réuni plusieurs générations autour des conditions d’études et du pouvoir d’achat. Les violences et les blessures graves ont marqué la fin de journée.

Bassem Youssef devant Al-Sissi : que prépare le pouvoir égyptien ?

Douze ans après l’arrêt de son émission sous la pression, le satiriste égyptien réapparaît par vidéo dans un événement auquel assiste Abdel Fattah Al-Sissi. Ce retour intervient alors que le président envisage un soutien militaire à l’Arabie saoudite, annonce son départ en 2030 et confie à l’armée la préparation de futurs dirigeants. Une ouverture qui pose la question des épreuves auxquelles le pouvoir cherche à préparer le pays.

Netanyahu : « Macron a-t-il retenu la leçon des émeutes ? Les Français, eux, voient ce qui se passe dans leurs rues »

Sur C14, Benjamin Netanyahu relie les violences du 17 octobre en France à son avertissement de 2023 à Emmanuel Macron et voit dans une alternance à droite un rapprochement possible avec Israël.

Après l’échec de la mobilisation des avocats, Abdelkebir Tabih, figure du barreau de Casablanca, démissionne des instances de la profession

Douze jours après la suspension du mouvement de protestation des avocats, Abdelkebir Tabih démissionne du Conseil de l’Ordre de Casablanca et du bureau de l’Association des barreaux du Maroc.

Moyen-Orient sous tension : Abou Dhabi consulte Nasser Bourita dans une vaste mobilisation diplomatique

Deux jours après sa reconduction, Nasser Bourita s’est entretenu avec Abdallah ben Zayed sur la sécurité au Moyen-Orient et le renforcement du partenariat Maroc–Émirats arabes unis.

Related Articles

Focus Thématiques