Libreville a accueilli, les 29 et 30 janvier 2026, la 5ᵉ mission du Club Afrique Développement (CAD), confirmant l’ambition du Gabon de se repositionner comme un pôle économique structurant en Afrique centrale. Placée sous le thème « Gabon, terre d’opportunités », cette rencontre de haut niveau a réuni gouvernants, investisseurs et acteurs financiers autour d’un objectif commun : transformer le potentiel gabonais en projets concrets, bancables et durables.
Présidés par le Vice-Président de la République, Alexandre Barro Chambrier, les travaux ont bénéficié de la présence de plusieurs membres du gouvernement, dont Zenaba Chaning Gninga, ministre du Commerce et des PME-PMI, et Mark-Alexandre Doumba, ministre de l’Économie numérique. Un signal clair : l’État gabonais entend jouer un rôle d’architecte, en fixant un cap lisible pour l’investissement privé.
À travers les interventions officielles, l’exécutif gabonais a réaffirmé sa volonté d’installer un « environnement favorable à la compétitivité, à l’innovation et à l’émergence d’un tissu productif plus diversifié ». Réformes économiques, modernisation progressive du climat des affaires, investissements ciblés dans les infrastructures : autant de leviers présentés comme des garanties de stabilité et de visibilité pour les investisseurs.
Le CAD, catalyseur de partenariats africains
Initiée par le groupe Attijariwafa Bank, en partenariat notamment avec l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI), cette mission du CAD s’inscrit dans une logique désormais bien rodée : mettre en relation directe les décideurs publics et les opérateurs privés, africains comme internationaux, autour d’opportunités sectorielles clairement identifiées.
Pour Larbi Allabouch, directeur général de l’Union gabonaise de banque (UGB), les signaux sont au vert : les réformes engagées et la volonté politique de diversifier l’économie constituent, selon lui, un socle crédible pour attirer des capitaux à long terme. Une lecture partagée par la ministre Zenaba Chaning Gninga, qui a rappelé l’ambition stratégique des autorités : faire du Gabon une plate-forme d’entrée économique vers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
S’agissant de l’encadrement institutionnel de l’événement, Mme Mouna Kadiri a précisé que : « Le programme de la conférence de haut niveau se tient sous la présidence effective de Son Excellence Monsieur le Vice-Président de la République du Gabon, ce qui est en soi un message éminemment fort de l’engagement conjoint des pouvoirs publiques et du secteur privée. »



Plus qu’un forum, cette 5ᵉ mission du Club Afrique Développement a servi de vitrine stratégique pour un pays qui revendique désormais une place centrale dans les échanges intra-africains. En misant sur la clarté réglementaire, la structuration des projets et l’intégration régionale, Libreville cherche à convaincre que le Gabon n’est plus seulement une économie de ressources, mais un hub en devenir, capable de capter des investissements productifs et de rayonner au-delà de ses frontières.


