Riyad autorise désormais les investisseurs étrangers à prendre des participations dans des promoteurs immobiliers à La Mecque. Les musulmans résidant à l’étranger peuvent aussi acquérir des biens dans la ville sainte.

Le développement Masar, porté par Umm Al Qura for Development and Construction Co., représente 27 milliards de dollars d’investissements (logements, hôtels, commerces). L’entreprise, cotée depuis 2024, a progressé d’environ 17 % depuis son introduction. Son capital inclut des fonds gérés par Vanguard Group, HSBC Holdings, State Street Corporation et BlackRock. Le Public Investment Fund (PIF) reste actionnaire significatif.

Environ 60 milliards de dollars de projets seraient en cours ou planifiés à La Mecque. Des terrains proches de la Grande Mosquée se négocieraient autour de 87 000 dollars le m², parmi les niveaux les plus élevés au monde.

Face à la baisse des prix du pétrole et aux ajustements de certains volets de Neom, Riyad privilégie des actifs générant des flux récurrents. La Mecque, portée par la demande structurelle du Hajj et de l’Omra, devient un levier central pour atteindre l’objectif de 100 milliards de dollars d’IDE annuels d’ici 2030.

Iman Al-Dabbagh / Bloomberg.
Le fonds souverain indonésien Danantara envisage plus d’un milliard de dollars d’investissements, notamment dans l’hôtellerie. 40 % des investisseurs musulmans fortunés intéressés disposent d’un budget supérieur à 5 millions de dollars.
La ville, enclavée et limitée en foncier, connaît une hausse rapide des prix et des coûts du pèlerinage. Au Royaume-Uni, le Hajj a atteint entre 10 00 et 14 000 dollars par personne en 2025, soit environ le double des niveaux pré-pandémiques.






