Fin d’un feuilleton ramadanesque : Hoalid Regragui officialise son départ des Lions de l’Atlas

Le suspense aura duré près de deux semaines. Ce jeudi 5 mars 2026, Hoalid Regragui a officiellement annoncé son départ de la tête de la sélection marocaine, mettant fin à un feuilleton médiatique qui agitait la scène footballistique nationale depuis plusieurs jours.

Dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, le technicien marocain de 50 ans est revenu sur les moments forts de son passage à la tête des Lions de l’Atlas, une aventure entamée le 31 août 2022. En légende de cette vidéo, Regragui a laissé un message bref mais chargé de symbolique : « Maroc pour toujours. Dieu. Patrie. Roi. Merci. »


Cette annonce marque la fin d’un cycle de plus de trois ans durant lequel l’ancien entraîneur du Wydad Casablanca aura profondément marqué l’histoire du football marocain.

Deux semaines de rumeurs et de démentis

Le départ de Hoalid Regragui était pourtant évoqué avec insistance depuis le 24 février dernier. Plusieurs médias, nationaux et internationaux, annonçaient déjà un changement imminent à la tête des Lions de l’Atlas.

Face à ces informations, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) avait tenté de contenir la vague de spéculations. En l’espace de quelques jours, l’instance fédérale avait publié trois démentis successifs, réfutant les annonces faisant état d’une séparation imminente avec le sélectionneur.

Ces démentis n’auront toutefois pas suffi à calmer les rumeurs. L’affaire s’est progressivement transformée en véritable feuilleton médiatique, alimenté par les révélations, les indiscrétions et les annonces anticipées de plusieurs médias.

En coulisses, selon plusieurs sources concordantes, la situation était plus nuancée. La Fédération devait encore finaliser certaines procédures administratives liées au contrat du sélectionneur, ce qui expliquait en partie l’absence d’annonce officielle.

Dans le même temps, Hoalid Regragui aurait déjà informé son entourage de sa décision de quitter son poste, laissant entendre que son départ était acté bien avant sa confirmation publique.

L’ombre de la finale perdue de la CAN

Si aucune explication officielle détaillée n’a été avancée, le contexte sportif a également pesé dans l’évolution de la situation. La défaite du Maroc en finale de la Coupe d’Afrique des Nations face au Sénégal (1-0 après prolongation) a ravivé les débats autour de l’avenir du sélectionneur.

Malgré le parcours globalement solide des Lions de l’Atlas ces dernières années, ce revers dans une compétition disputée sur le sol marocain a nourri une pression médiatique et populaire croissante.

Un héritage historique

Quoi qu’il en soit, le passage de Hoalid Regragui à la tête de la sélection restera associé à l’une des périodes les plus marquantes du football marocain.

Quelques mois seulement après sa nomination, il conduisait le Maroc à un exploit historique lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, en devenant la première nation africaine et arabe à atteindre les demi-finales du tournoi.

Sous sa direction, les Lions de l’Atlas ont également consolidé leur statut de puissance continentale, enchaînant les performances solides et en obtenant leur qualification pour la Coupe du monde 2026.

Une succession déjà à l’étude

Dans l’intervalle, les spéculations autour de la succession de Regragui ont alimenté l’actualité sportive. Plusieurs profils ont circulé dans les médias.

Parmi les noms évoqués figure celui de Xavi Hernández, ancien entraîneur du FC Barcelone, dont le profil international aurait été étudié. D’autres pistes plus locales ont également été mentionnées, notamment Mohamed Ouahbi, sélectionneur des U20 marocains récemment sacrés champions du monde dans leur catégorie, ou encore Tarik Sektioui, technicien expérimenté et ancien international marocain.

À ce stade, Mohamed Ouahbi semble tenir la corde pour prendre les rênes de la sélection nationale.

Une transition délicate avant le Mondial

Le départ de Hoalid Regragui ouvre désormais une phase de transition délicate pour la Fédération royale marocaine de football. À trois mois seulement du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, la nomination rapide d’un nouveau sélectionneur devient une priorité stratégique.

La mission sera claire : préserver la dynamique d’une génération talentueuse emmenée par Achraf Hakimi et plusieurs cadres évoluant dans les grands championnats européens, tout en préparant l’équipe nationale à l’échéance mondiale.

Après l’épopée du Qatar et plusieurs années d’une relation intense entre un sélectionneur et tout un peuple, une page se tourne. Pour les Lions de l’Atlas, un nouveau chapitre s’apprête désormais à s’écrire.

Les plus lus

Paris : un couple d’octogénaires dépouillé et laissé quasiment nu place de la République

Un couple de plus de 80 ans aurait été dépouillé et laissé quasiment nu place de la République, à Paris, le 17 octobre. Le récit rapporté sur BFMTV attend une confirmation officielle.

Maroc : le fisc et l’Office des Changes traquent des milliards de dirhams dissimulés dans 84 pays

Selon Al Arabiya, l’Office des Changes et la Direction générale des impôts examinent des comptes et avoirs détenus par des Marocains dans 84 pays. Dix-sept entreprises et des influenceurs figureraient parmi les dossiers examinés.

Violences du 17 octobre : Macron refuse la démission du ministre de l’intérieur

Au lendemain d’une allocution télévisée consacrée aux violences du 17 octobre, Emmanuel Macron refuse la démission de Laurent Nuñez. Le ministre reconnaît des défaillances et une perte de contrôle dans plusieurs villes.

La Mauritanie veut s’emparer de la ville marocaine de Lagouira

Selon Jeune Afrique, Nouakchott souhaite faire reconnaître sa souveraineté sur Lagouira. Une ambition qui ravive le précédent du retrait mauritanien du Sahara en 1979 et les enjeux de développement de la façade atlantique.

Fatima Ezzahra El Mansouri dévoile sa majorité gouvernementale autour de quatre partis

Le PAM, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS forment la nouvelle majorité gouvernementale, forte de 207 sièges à la Chambre des représentants.

France : le 17 octobre, la colère lycéenne change d’échelle

Avec 550 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur et près de 800 000 selon la CGT et les organisations de jeunesse, la mobilisation du 17 octobre a réuni plusieurs générations autour des conditions d’études et du pouvoir d’achat. Les violences et les blessures graves ont marqué la fin de journée.

Bassem Youssef devant Al-Sissi : que prépare le pouvoir égyptien ?

Douze ans après l’arrêt de son émission sous la pression, le satiriste égyptien réapparaît par vidéo dans un événement auquel assiste Abdel Fattah Al-Sissi. Ce retour intervient alors que le président envisage un soutien militaire à l’Arabie saoudite, annonce son départ en 2030 et confie à l’armée la préparation de futurs dirigeants. Une ouverture qui pose la question des épreuves auxquelles le pouvoir cherche à préparer le pays.

Netanyahu : « Macron a-t-il retenu la leçon des émeutes ? Les Français, eux, voient ce qui se passe dans leurs rues »

Sur C14, Benjamin Netanyahu relie les violences du 17 octobre en France à son avertissement de 2023 à Emmanuel Macron et voit dans une alternance à droite un rapprochement possible avec Israël.

Après l’échec de la mobilisation des avocats, Abdelkebir Tabih, figure du barreau de Casablanca, démissionne des instances de la profession

Douze jours après la suspension du mouvement de protestation des avocats, Abdelkebir Tabih démissionne du Conseil de l’Ordre de Casablanca et du bureau de l’Association des barreaux du Maroc.

Moyen-Orient sous tension : Abou Dhabi consulte Nasser Bourita dans une vaste mobilisation diplomatique

Deux jours après sa reconduction, Nasser Bourita s’est entretenu avec Abdallah ben Zayed sur la sécurité au Moyen-Orient et le renforcement du partenariat Maroc–Émirats arabes unis.

Sebta et Melilla : 51 personnalités et une vingtaine d’organisations marocaines dénoncent la visite de Felipe VI

Dans un communiqué publié le 19 octobre 2026, des organisations de défense des droits humains et 51 personnalités marocaines dénoncent la visite de Felipe VI à Sebta et Melilla et réclament une stratégie nationale.

Après son poste ministériel, Madiha Khayr perd la présidence du groupe Istiqlal : l’ex-SG de la Santé Rahhal El Makkaoui lui succède

Deux jours après son éviction du gouvernement El Mansouri, Madiha Khayr perd aussi la direction du groupe parlementaire de l’Istiqlal. Rahhal El Makkaoui, ancien secrétaire général du ministère de la Santé, lui succède.

Violences du 17 octobre : Macron refuse la démission du ministre de l’intérieur

Au lendemain d’une allocution télévisée consacrée aux violences du 17 octobre, Emmanuel Macron refuse la démission de Laurent Nuñez. Le ministre reconnaît des défaillances et une perte de contrôle dans plusieurs villes.

Related Articles

Focus Thématiques