Le marché du travail québécois a subi un net coup d’arrêt en septembre. La province a perdu 49 400 emplois en un mois, soit une baisse de 1,1 %, tandis que le taux de chômage est remonté à 6 %, selon les données de Statistique Canada rapportées par Le Devoir.
Le recul est le plus important observé parmi les provinces canadiennes sur la période. Le taux de chômage québécois a progressé de 0,4 point en septembre.
La dégradation s’inscrit dans une tendance plus large. Après une baisse d’environ 19 000 postes en août, l’emploi a reculé pour un deuxième mois consécutif. Depuis le début de l’année, le Québec a perdu près de 130 000 emplois, soit une diminution de 2,8 % entre janvier et septembre. Sur la même période, le taux de chômage a augmenté de 0,8 point.
Les pertes de septembre se concentrent principalement dans les emplois à temps plein, en recul de 43 300 postes. Le secteur public a perdu 40 400 emplois et le travail autonome 33 100. À l’inverse, le secteur privé a enregistré une hausse de 24 100 emplois. Les services d’enseignement figurent parmi les secteurs les plus touchés.
Autre indicateur de faiblesse : le taux d’activité s’est établi à 63,7 %, son plus bas niveau depuis environ quinze ans hors période pandémique. Le nombre d’heures travaillées a également diminué de 2,4 % sur un an.
Ces chiffres interviennent alors que le gouvernement québécois cherche à contenir ses dépenses et à limiter la croissance de l’emploi public. Malgré la détérioration observée en septembre, le taux de chômage du Québec demeure inférieur à la moyenne canadienne, établie à 6,5 %.


