L’attaque qui a frappé samedi l’aéroport international du Roi Khaled à Riyad aurait fait au moins 12 morts et 50 blessés, selon trois responsables informés de la frappe cités par le New York Times. Un haut responsable houthi a par ailleurs revendiqué l’opération auprès du quotidien américain. Les autorités saoudiennes ont confirmé l’attaque et suspendu temporairement les opérations de l’aéroport, sans encore publier de bilan chiffré équivalent.
Le bilan de l’attaque contre l’aéroport international du Roi Khaled s’est considérablement alourdi samedi soir. Selon le New York Times, au moins 12 personnes ont été tuées et 50 autres blessées, sur la base des informations fournies par deux responsables occidentaux et un responsable arabe ayant été informés de la frappe.
Ces chiffres n’ont pas encore été officiellement confirmés par Riyad. L’Autorité générale saoudienne de l’aviation civile (GACA) indique pour sa part que l’attaque a fait « plusieurs blessés » et que les opérations de l’aéroport ont été temporairement suspendues afin d’évaluer les dégâts et de contrôler la sécurité des installations.
Un responsable houthi revendique l’attaque
Autre développement majeur : Mohammed al-Bukhaiti, haut responsable du mouvement houthi, a déclaré au New York Times que les Houthis étaient responsables de l’attaque de samedi.
Il a présenté cette frappe comme une riposte aux bombardements saoudiens au Yémen, notamment contre des infrastructures que le mouvement considère comme civiles.
Cette revendication constitue une évolution par rapport aux premières heures ayant suivi l’attaque. Reuters et Al Jazeera rapportaient alors qu’aucun groupe n’en avait encore officiellement revendiqué la responsabilité.
Riyad sous forte pression sécuritaire
L’attaque de samedi intervient après plusieurs frappes contre des aéroports saoudiens au cours de la semaine. L’aéroport de Riyad avait déjà été visé mercredi et jeudi, tandis que celui d’Abha avait également été frappé. Les autorités saoudiennes avaient confirmé plusieurs morts et des dizaines de blessés lors de ces attaques précédentes.
La frappe de samedi serait la plus meurtrière enregistrée dans un pays arabe du Golfe depuis le début, en février, de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.
L’attaque intervient en outre à la veille du WPC Energy Congress, qui doit réunir à Riyad dirigeants et responsables du secteur énergétique mondial, et à quelques semaines de la Future Investment Initiative.
Les organisateurs ont indiqué que ces rendez-vous étaient maintenus malgré la situation sécuritaire.
À Washington, Donald Trump a déclaré que les États-Unis venaient d’être informés de la nouvelle attaque et qu’ils prendraient rapidement une décision sur une éventuelle participation aux opérations militaires contre les Houthis.


