Le Parti de la justice et du développement (PJD) a choisi de siéger dans l’opposition avant même l’ouverture des consultations pour la formation du prochain gouvernement. Réuni samedi 26 septembre à Bouznika, son Conseil national a adopté cette orientation à l’unanimité des membres présents.
Cette décision intervient trois jours après les élections législatives du 23 septembre. Le parti, crédité de 54 sièges, entend poursuivre son action depuis les bancs de l’opposition, plutôt que négocier sa participation à la future majorité.
Selon le communiqué final du Conseil national, repris par la MAP, les responsables du PJD souhaitent exercer leurs missions constitutionnelles, politiques et militantes dans le cadre d’une opposition qu’ils présentent comme responsable et forte. Les membres de l’instance ont examiné les résultats du scrutin et la recommandation formulée par le secrétariat général.
Le choix précède la nomination, le 29 septembre, de Fatima Ezzahra El Mansouri à la tête du gouvernement. Il éclaire également le refus ultérieur d’Abdelilah Benkirane de se rendre au siège du PAM pour une rencontre : cette controverse protocolaire ne détermine pas la position politique du PJD, déjà arrêtée quatre jours auparavant.
Le nouveau gouvernement devra ainsi se former sans la participation du parti dirigé par Benkirane.
Sources : MAP, communiqué du Conseil national du PJD, 26 septembre 2026.



