Le Conseil national du Parti authenticité et modernité (PAM), réuni samedi 3 octobre à Skhirat, a confié à Fatima Ezzahra El Mansouri la poursuite des négociations pour former le futur gouvernement, sans annoncer l’exclusion du RNI de la prochaine majorité.
Lors des débats internes, plusieurs intervenants ont appelé à ne pas reconduire l’alliance avec le Rassemblement national des indépendants, chef de file de l’exécutif sortant. Devant les militants, El Mansouri a elle-même tenu des propos allant dans le sens d’un gouvernement sans les Indépendants, selon les comptes rendus de la réunion.
Pourtant, le communiqué final du PAM ne reprend aucune interdiction visant le RNI. Il mandate la Cheffe du gouvernement désignée pour poursuivre les consultations avec les formations représentées au Parlement.
El Mansouri doit conduire la seconde phase des discussions avec une équipe comprenant notamment Abdellatif Ouahbi, Fouzi Lekjaa et Ahmed Akhchichine. Les orientations des futures alliances doivent être négociées dans ce cadre.
Cette différence entre les prises de parole internes et la décision écrite du parti a alimenté les incertitudes du 3 octobre. Le même jour, Nizar Baraka, secrétaire général de l’Istiqlal, annonce prématurément que le PAM a écarté le RNI, avant de rectifier ses propos. La composition définitive de la majorité demeure alors ouverte.



