Le Maroc devrait rejoindre une Force internationale de stabilisation (ISF) appelée à intervenir dans la bande de Gaza dans le cadre de la phase II du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, selon des informations rapportées par le Jerusalem Post. L’initiative s’inscrirait dans le dispositif diplomatique porté par l’administration du président américain Donald Trump.
D’après ces révélations, le Maroc intégrerait cette force aux côtés de l’Indonésie, de l’Albanie et de la Grèce. L’annonce intervient à la veille du sommet dit du « Board of Peace », prévu cette semaine aux États-Unis.
La Force internationale de stabilisation aurait pour mandat principal de superviser les lignes actuelles de cessez-le-feu à Gaza et d’assurer certaines fonctions liées aux questions frontalières. Selon les éléments disponibles, il ne s’agirait pas d’une mission offensive : l’ISF ne chercherait ni confrontation directe avec le Hamas ni désarmement forcé du mouvement.
L’agence Associated Press a précisé que l’Indonésie serait le premier pays à concrétiser son engagement, avec un déploiement initial de 1 000 soldats dès avril, puis une montée en puissance pouvant atteindre environ 8 000 militaires d’ici juin. Jakarta aurait toutefois conditionné son engagement à l’évolution sécuritaire sur le terrain.
Le Maroc parmi les principaux contributeurs ?
Des informations circulant dès la mi-janvier évoquaient déjà la possibilité que le Maroc et l’Indonésie constituent les deux contingents les plus importants de la mission. Aucune précision officielle n’a toutefois été communiquée concernant le calendrier ou le volume exact d’un éventuel déploiement marocain.
Le Royaume entretient depuis 2020 des relations diplomatiques officielles avec Israël à la suite de la signature d’un partenariat tripartite incluant les États-unis en marge des Accords d’Abraham. Cette dimension pourrait conférer à Rabat un rôle singulier dans un dispositif international visant à consolider un cessez-le-feu fragile.
Plusieurs pays avaient été cités ces derniers mois comme contributeurs potentiels, parmi lesquels les Émirats arabes unis, l’Égypte, l’Italie, le Pakistan ou encore la Turquie, sans qu’aucun engagement concret n’ait été formellement acté à ce stade, hormis l’annonce indonésienne.
La participation effective du Maroc dépendra donc d’une clarification officielle des modalités juridiques, opérationnelles et politiques de cette force, dans un contexte régional toujours instable.





