« Le football est un sport de merde » : la sortie brutale de Luis Enrique qui secoue l’Europe

La phrase a fait l’effet d’un électrochoc. Rarement un entraîneur de ce niveau, encore moins à la tête du Paris Saint-Germain, s’était exprimé avec une telle violence lexicale après une rencontre de Ligue des champions. Mardi soir à Lisbonne, après une défaite cruelle face au Sporting CP (2-1, but encaissé dans les dernières secondes), Luis Enrique a laissé éclater une colère brute, presque existentielle :

« Hemos perdido porque el fútbol es un deporte de mierda »Nous avons perdu parce que le football est un sport de merde.


Une défaite au goût d’injustice

Sportivement, le scénario avait tout pour nourrir la frustration parisienne. Le PSG a dominé outrageusement les débats : 68 % de possession, 28 tirs, une pression constante et une maîtrise territoriale quasi totale. En face, le Sporting a résisté, plié sans rompre, avant de frapper au moment le plus cruel.

C’est précisément cette dissociation entre maîtrise du jeu et résultat final qui a mis le feu aux poudres. En conférence de presse, Luis Enrique ne s’est pas contenté de contester le score : il a remis en cause la logique même du football comme système de récompense du mérite.

« C’est injuste, décevant. Il n’y avait qu’une seule équipe sur le terrain. Le football peut être profondément injuste. »

Un exutoire plus qu’un mépris du jeu

Aussi choquante soit-elle, la formule n’est pas un rejet du football en tant que tel. Elle relève davantage d’un cri d’entraîneur, forgé par des années de banc, de soirées européennes gagnées… et perdues. Luis Enrique l’a d’ailleurs tempérée dans la foulée, soulignant sa fierté absolue envers ses joueurs, leur mentalité et leur capacité à imposer un plan de jeu abouti.

La sortie de Luis Enrique résonne comme une critique implicite du football contemporain, où la domination statistique, la structure collective et la qualité du jeu ne suffisent plus toujours à faire loi. Le réalisme, la variance, la gestion des micro-moments deviennent parfois plus décisifs que la cohérence d’ensemble.

À froid, le technicien espagnol s’est voulu rassurant : avec ce niveau de jeu, ce volume d’occasions et cette intensité collective, le PSG « ira loin ».

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