À 44 jours de la date annoncée du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026 (CAN féminine / WAFCON), des interrogations ont émergé au Maroc autour d’un possible retrait du Royaume de l’organisation de la compétition. Ces questions interviennent dans un contexte institutionnel particulier au sein de la Confédération Africaine de Football, marqué récemment par une décision de sanctions concernant la sélection marocaine.
En effet, la CAF a pris une décision disciplinaire lourde à l’encontre de la sélection marocaine, officiellement notifiée par l’instance continentale. Cette décision fait suite à des incidents survenus lors de la finale, marquée notamment, selon les rapports disponibles, par le départ de la sélection sénégalaise du terrain de jeu avant le terme de la rencontre, un comportement qualifié de grave par de nombreux observateurs sportifs.
La décision disciplinaire a suscité de vives réactions dans l’opinion publique marocaine. À ce stade, aucune communication officielle de la FRMF ou de la CAF n’établit de lien formel entre ces sanctions et l’organisation de la CAN féminine 2026, ni n’indique que ces événements auraient motivé un retrait du Maroc de l’organisation du tournoi.
Le Maroc s’est-il retiré de l’organisation ?
Sur le plan strictement factuel, le Maroc demeure, à ce jour, le pays hôte officiellement désigné pour la CAN féminine 2026, prévue du 17 mars au 3 avril 2026. Aucun communiqué de la CAF n’a annoncé :
- un retrait du Maroc,
- une déchéance de l’organisation,
- ni l’activation d’une procédure officielle de changement de pays hôte.
En l’absence d’un tel acte formel, aucune décision de retrait ne peut être considérée comme actée.
Pourquoi l’Afrique du Sud s’est-elle engouffrée dans la brèche ?
Les spéculations ont été relancées après des déclarations publiques de la vice-ministre sud-africaine des Sports, Peace Mabe, ce dimanche 1 février, affirmant que l’Afrique du Sud serait prête à accueillir la CAN féminine 2026 si nécessaire.
Ces propos ont deux lectures possibles :
- Une conséquence d’informations faisant état d’une éventuelle indisponibilité du Maroc. Toutefois, cette lecture a été atténué ce lundi matin par le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie.
- Un signal politique, susceptible de confirmer l’existence d’un axe hostile au Maroc au sein des instances de la CAF. Lequel axe serait structuré, financé et encouragé par l’Algérie, et trouverait en Pretoria un relais opérationnel sur le plan institutionnel.
Clarification officielle de Pretoria
Dans un communiqué publié dans la nuit de dimanche à lundi, le ministre sud-africain du Sport Gayton McKenzie a précisé que :
- l’Afrique du Sud n’a reçu aucune confirmation officielle pour accueillir la CAN féminine 2026
- la CAF n’a pas déclenché de procédure de relocalisation
- le Maroc reste le pays hôte officiellement désigné
- l’Afrique du Sud a simplement exprimé sa disponibilité à soutenir la CAF si une solution alternative devait être envisagée.


Les autorités sud-africaines ont indiqué que leurs déclarations s’inscrivaient dans des échanges exploratoires initiés par la CAF autour de scénarios de contingence, sans décision arrêtée.
Ce qui est établi à ce stade
Les éléments factuels disponibles sont les suivants :
- le Maroc n’a pas annoncé officiellement son retrait de l’organisation de la CAN féminine 2026
- la CAF n’a communiqué aucune décision de changement de pays hôte
- l’entrée en scène de l’Afrique du Sud résulte de déclarations de disponibilité, non d’une attribution formelle
- aucun lien officiel n’a été établi entre les sanctions visant la sélection marocaine et l’organisation du tournoi.
En l’absence d’une communication institutionnelle de la CAF, le Maroc reste formellement le pays organisateur de la CAN féminine 2026, et toute évolution dépendra exclusivement d’une décision officielle à venir de l’instance continentale.


