Depuis le 20 avril 2026, la Tour Mohammed VI accueille le Waldorf Astoria Rabat Salé, nouvelle adresse hôtelière de prestige installée dans le plus haut bâtiment du Maroc. Parmi les offres de restauration associées à cet établissement figure Aldabaran, restaurant signé Alain Ducasse, présenté comme l’un des points forts gastronomiques du projet.
L’ouverture d’Aldabaran intervient dans un cadre précis : celui de la mise en service progressive de la Tour Mohammed VI comme complexe mêlant hôtellerie, restauration, bien-être, bureaux et espaces résidentiels. Le restaurant est situé dans les étages supérieurs de l’édifice, avec une vue sur Rabat, Salé, la vallée du Bouregreg et l’Atlantique.
La proposition culinaire d’Aldabaran s’inscrit dans l’univers méditerranéen revendiqué par Alain Ducasse, avec une inspiration Riviera et une carte orientée vers des produits de prestige. Le décor du restaurant fait référence à la damasquinerie marocaine, dans une volonté d’associer signature internationale et éléments artisanaux locaux.
Le Waldorf Astoria Rabat Salé compte 55 chambres et suites. L’aménagement intérieur a été confié à Pierre-Yves Rochon, avec une mise en avant de matériaux et savoir-faire marocains comme le stuc, la dinanderie et le zellige. L’hôtel abrite également une importante collection privée d’art, estimée à près de 7.000 œuvres.
Outre Aldabaran, l’établissement comprend plusieurs espaces de restauration, dont La Brasserie Magnolia, portée par le chef marocain Lahcen Hafid, ainsi que Peacock Alley, lounge emblématique de la marque Waldorf Astoria, installé au 30e étage. L’hôtel dispose aussi d’un spa situé entre les 31e et 32e étages, associant hammam traditionnel, soins marocains et protocoles de bien-être internationaux.
Cette ouverture confirme la volonté de Rabat-Salé de se positionner sur le segment du tourisme haut de gamme, au moment où le Maroc cherche à diversifier son offre au-delà des pôles les plus identifiés comme Marrakech. La capitale mise sur son patrimoine, ses institutions, sa connexion ferroviaire avec Casablanca et Tanger, ainsi que sur de nouveaux équipements hôteliers pour attirer une clientèle d’affaires, diplomatique, culturelle et touristique.
L’arrivée d’Alain Ducasse à Rabat constitue donc moins un événement isolé qu’un marqueur de cette montée en gamme. Elle devra toutefois être jugée sur la durée : qualité de l’expérience, niveau de service, politique tarifaire, ancrage dans les produits locaux et capacité à toucher une clientèle plus large que le seul cercle international du luxe.









