Le président américain Donald Trump a averti jeudi que les États-Unis allaient frapper l’Iran « très fort » dans la soirée. Dans un message publié sur Truth Social, il a également menacé de prendre, « dans un futur pas trop lointain », le contrôle de l’île de Kharg et des infrastructures pétrolières iraniennes. Cette déclaration relance les craintes d’une escalade, avec un risque accru de représailles iraniennes contre les pays du Golfe et interroge sur le rôle joué par Israël dans la montée des tensions.
Donald Trump a affirmé sur Truth Social que « les États-Unis vont frapper l’Iran très fort ce soir ». Selon lui, les capacités défensives iraniennes ( marine, aviation, radars et systèmes anti-aériens ) ainsi que « la majeure partie de ses capacités offensives » seraient « réduites à néant ».

Le président américain a ajouté qu’à terme, Washington pourrait « prendre le contrôle » de l’île de Kharg, principal terminal d’exportation pétrolière iranien, et d’autres infrastructures énergétiques, afin d’assumer « le contrôle total » des marchés du pétrole et du gaz de Téhéran.
Un contexte de frappes américaines et israéliennes
Cette nouvelle menace intervient après une série de frappes américaines menées les 9 et 10 juin contre des cibles iraniennes, notamment des systèmes de défense aérienne, de radar et de communication. Ces opérations font suite à l’attaque présumée d’un hélicoptère américain près du détroit d’Ormuz.
Depuis le début du conflit en février 2026, les États-Unis et Israël ont conduit plusieurs vagues de frappes contre des cibles iraniennes. Israël a mené ses propres opérations militaires en parallèle, ciblant des installations de défense aérienne, des sites de production de missiles et des complexes pétrochimiques en Iran. Ces actions ont contribué à l’intensification des hostilités entre Téhéran et ses adversaires.
Risque de représailles iraniennes sur les pays du Golfe
L’une des principales préoccupations concerne la possible réaction iranienne. Depuis le début du conflit, l’Iran a régulièrement ciblé des pays du Golfe qui accueillent des bases ou des forces américaines.
Des frappes de missiles et de drones ont touché plusieurs États de la région, notamment les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Koweït et le Qatar. Les cibles incluaient des installations militaires liées aux États-Unis ainsi que des infrastructures énergétiques. En mars 2026, l’Iran a notamment frappé le terminal de gaz naturel liquéfié de Ras Laffan au Qatar, en représailles à des frappes israéliennes sur des installations gazières iraniennes.
Les autorités de Bahreïn et du Koweït ont annoncé ces derniers jours avoir intercepté de nouveaux tirs de missiles iraniens. Téhéran justifie ces actions comme des réponses à l’utilisation du territoire des pays du Golfe par les États-Unis et Israël pour mener des opérations contre l’Iran.
Une stratégie de pression ou une menace crédible ?
Certains analystes estiment que la rhétorique très dure de Donald Trump s’inscrit dans une stratégie de « pression maximale » destinée à forcer l’Iran à revenir à la table des négociations. Le président américain a déjà, par le passé, alterné entre des menaces sévères et des pauses dans les opérations militaires afin d’obtenir des concessions.
D’autres observateurs soulignent que les frappes récentes et les préparatifs militaires en cours donnent du crédit à la menace d’une escalade. L’hypothèse selon laquelle il s’agirait uniquement d’un « coup de bluff » reste donc débattue, d’autant que les négociations entre les deux pays semblent actuellement dans l’impasse.
L’île de Kharg, qui assure l’essentiel des exportations pétrolières iraniennes, reste un point particulièrement sensible. Toute attaque directe contre ses infrastructures pourrait avoir des conséquences importantes sur les approvisionnements énergétiques régionaux.







