La chambre correctionnelle d’appel de Fès a rendu, mardi 7 juillet 2026, son arrêt dans le volet relatif au blanchiment de capitaux impliquant plusieurs responsables et anciens responsables de la Fondation Esprit de Fès, organisatrice du Festival de Fès des musiques sacrées du monde.
La cour a confirmé le principe de la condamnation d’Abderrafia Zouiten, président de la fondation, tout en réduisant sa peine à un an de prison avec sursis et à une amende de 50.000 dirhams. En première instance, il avait été condamné à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 100.000 dirhams.
La juridiction a également limité la confiscation aux seuls comptes bancaires d’Abderrafia Zouiten. Les mesures portant sur ses biens immobiliers et mobiliers ont été levées.
La cour a annulé les condamnations prononcées contre cinq autres prévenus : Faouzi Skali, Abdelkader Ouazzani, Mohamed Anbassi, Mohamed Ichoua Kadour et Driss Khrouz. Tous ont été déclarés non coupables des faits de blanchiment de capitaux qui leur étaient reprochés. Les confiscations visant leurs biens immobiliers, leurs biens mobiliers et leurs comptes bancaires ont également été annulées.
Concernant Driss Faceh, la cour a constaté l’extinction de l’action publique à son encontre.
La fondation «Esprit de Fès» assure l’organisation du Festival de Fès des musiques sacrées du monde, l’un des rendez-vous culturels les plus prestigieux du Maroc. L’affaire portait sur des infractions financières liées à la gestion de l’institution.






