La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a annoncé, mardi 6 octobre 2026, une nouvelle vague de nominations à des postes de responsabilité au sein de ses services déconcentrés. Validé par le directeur général de la sûreté nationale, Abdellatif Hammouchi, ce mouvement concerne douze postes répartis dans onze villes du Royaume, avec pour objectif affiché d’insuffler une nouvelle dynamique de gestion, de renforcer la performance opérationnelle et de confier davantage de responsabilités à des profils expérimentés et à de jeunes cadres sécuritaires.
Cette nouvelle série de désignations s’inscrit dans une logique de renouvellement progressif de l’encadrement policier, en misant sur la rotation des responsabilités, l’efficacité du commandement de proximité et la valorisation des ressources humaines.
Selon le communiqué de la DGSN, les nominations concernent les villes de Oujda, Kénitra, Fès, Imouzzer Kandar, Tétouan, Tanger, Aït Melloul, Inezgane, Ouarzazate, Jorf El Melha et Mechraâ Bel Ksiri.
Un mouvement qui touche le territorial, le spécialisé et l’action sociale
Dans le détail, la DGSN a procédé à la nomination de quatre responsables à la tête de zones de sûreté et de commissariats de police à Aït Melloul, Inezgane, Mechraâ Bel Ksiri et Jorf El Melha. Ces structures se trouvent au premier niveau de la présence policière territoriale et du traitement quotidien des enjeux de sécurité de proximité.
Le mouvement comprend également la désignation de deux responsables à la tête des services préfectoraux de l’action sociale de la police à Ouarzazate et Tétouan.
D’autres nominations concernent des structures plus spécialisées : un chef du commissariat spécial de l’aéroport Saniat R’mel de Tétouan, un chef du poste-frontière terrestre à Oujda et un chef de la brigade cynotechnique du port de Tanger-ville.
Enfin, trois cadres de la police en uniforme ont été nommés à des postes de responsabilité à Fès, Imouzzer Kandar et Kénitra.
Une logique de performance et de renouvellement
La DGSN inscrit ces décisions dans une dynamique de travail continue visant à améliorer l’efficacité et le rendement de ses ressources humaines. Le communiqué souligne notamment l’importance de la rotation sur les postes de responsabilité et de l’attribution de la gestion opérationnelle à des cadres disposant d’un niveau élevé de formation et de qualification.
Cette politique doit permettre d’assurer la mise en œuvre des plans de travail destinés à renforcer la sécurité des citoyens et à garantir la protection de leurs biens.
Un redéploiement sur plusieurs niveaux
La diversité des postes concernés montre que cette vague de nominations ne se limite pas au commandement territorial. Elle touche également des points névralgiques comme un aéroport, un poste-frontière terrestre et un port, ainsi que des services liés à l’accompagnement social des fonctionnaires de police.
À travers ce mouvement, la DGSN poursuit ainsi le renouvellement de son encadrement déconcentré et le redéploiement de compétences sur des fonctions directement liées à la sécurité de proximité, au contrôle des frontières et à l’efficacité opérationnelle des services.
Ce que révèle cette vague de nominations
Derrière les 12 nominations annoncées le 6 octobre, se dessine une logique plus large : continuité des mouvements de cadres en 2026, retour de certaines villes et ciblage de postes sensibles liés au territoire, aux frontières et aux flux.
Les signaux à retenir
- Une dynamique continue : la vague du 6 octobre s’inscrit dans une série plus large de mouvements et de redéploiements engagés tout au long de 2026.
- Des villes qui reviennent : Aït Melloul, Oujda, Ouarzazate ou encore Tanger apparaissent dans plusieurs vagues, signe d’un suivi particulier ou d’un ajustement progressif.
- Des postes à forte sensibilité : aéroport de Tétouan, poste-frontière terrestre à Oujda et brigade cynotechnique du port de Tanger-ville ne relèvent pas du simple maillage local.
- Une lecture RH : ce mouvement s’inscrit dans la continuité de la politique portée par Abdellatif Hammouchi en matière de valorisation du capital humain. Elle traduit une approche durable qui ne dissocie pas l’efficacité opérationnelle de l’attention accordée aux femmes et aux hommes de la Sûreté nationale, à leur accompagnement, à leurs conditions d’exercice et à leur reconnaissance au sein de l’institution.


