Au terme du premier round de consultations conduit par Fatima Ezzahra El Mansouri, sept formations politiques ont répondu aux invitations de la Cheffe du gouvernement désignée. Le PJD et l’Alliance de gauche n’ont pas participé aux rencontres, selon le bilan établi vendredi 2 octobre.
Au siège du PAM à Rabat, les échanges ont successivement associé le RNI, l’Istiqlal, le PPS, l’USFP, le Mouvement populaire, l’Union constitutionnelle et le Mouvement démocratique et social. Plusieurs dirigeants ont présenté publiquement leurs priorités, mais aucun accord de coalition n’a été annoncé.
L’Alliance de la gauche, réunissant la Fédération de la gauche démocratique (FGD) et le Parti socialiste unifié (PSU), a annulé sa rencontre prévue le vendredi 2 octobre 2026 avec la cheffe du gouvernement désignée, Fatima Ezzahra El Mansouri. Sollicités dans le cadre des consultations pour la formation du gouvernement, les secrétaires généraux des deux formations, Abdeslam Laaziz et Jamal El Asri, avaient initialement accepté l’invitation, tout en réaffirmant leur choix de siéger dans l’opposition. Ils ont toutefois exigé que la réunion se tienne dans un lieu neutre, indépendant des sièges des partis politiques, afin de préserver son caractère institutionnel.
Faute d’accord sur le lieu de la rencontre, initialement prévue au siège du Parti authenticité et modernité (PAM) à Rabat, les discussions ont été annulées.
Ce désaccord rejoint celui exprimé par Abdelilah Benkirane, secrétaire général du PJD, qui avait également refusé de rencontrer El Mansouri au siège du PAM, invoquant le protocole des consultations.
Le PJD avait décidé dès le 26 septembre de rester dans l’opposition.
Le PPS et l’USFP ont mis l’accent sur les convergences programmatiques et les enjeux sociaux. À l’issue de leur rencontre, Nabil Benabdellah a notamment évoqué la priorité accordée à la situation des citoyens, tandis que Mohammed Joudar, pour l’UC, a exposé les dossiers que son parti souhaite voir abordés.
À ce stade, les échanges constituent surtout une première prise de contact. L’hypothèse d’une majorité associant le PAM aux formations historiques de la Koutla commence néanmoins à être évoquée, sans décision officielle des instances partisanes.



