L’Istiqlal est prêt à discuter d’une participation au prochain gouvernement, mais entend négocier d’abord le programme. Réuni samedi 3 octobre à Salé, son Conseil national a accordé à l’unanimité les pleins pouvoirs à Nizar Baraka pour mener les consultations avec Fatima Ezzahra El Mansouri et décider, le moment venu, de l’entrée du parti dans la majorité.
Le mandat ne constitue pas une décision irrévocable de rejoindre le gouvernement. Le secrétaire général a expliqué devant les militants que les engagements pris pendant la campagne doivent trouver une traduction dans le futur programme commun.
Parmi les priorités défendues par l’Istiqlal figurent le pouvoir d’achat, la lutte contre la spéculation et la corruption, l’amélioration de la santé et de l’éducation, la protection de la famille et la place des jeunes.
Baraka a également reconnu des convergences avec le PAM sur la nécessité de constituer un gouvernement politique et cohérent, organisé autour de pôles ministériels capables de conduire les réformes.
Avec 65 sièges, l’Istiqlal est le troisième parti de la Chambre. Son choix peut peser directement sur l’architecture de la future coalition. Les pourparlers porteront donc sur les orientations politiques et les engagements programmatiques avant d’envisager la répartition des portefeuilles.
Cette séquence, distincte de la rectification de Baraka sur le RNI au cours du même Conseil national, fixe la ligne officielle de négociation du parti.



