L’Istiqlal entend négocier sa participation au prochain gouvernement sur la base de ses engagements électoraux. Réuni samedi 3 octobre à Salé, son Conseil national a accordé à l’unanimité les pleins pouvoirs à Nizar Baraka pour discuter avec Fatima Ezzahra El Mansouri et décider, le moment venu, de l’entrée du parti dans la majorité.
Ce mandat ne vaut pas acceptation automatique d’une place dans le futur exécutif. Le secrétaire général de l’Istiqlal a expliqué devant les membres du Conseil national que le programme gouvernemental devait traduire les engagements présentés aux électeurs lors de la campagne des législatives du 23 septembre.
Baraka a notamment évoqué le pouvoir d’achat, la lutte contre la spéculation et la corruption, les services publics de santé et d’éducation, la souveraineté nationale et la place de la jeunesse.
Il a également souligné les convergences possibles avec le PAM sur la formation d’un gouvernement politique, cohérent et organisé autour de pôles sectoriels.
Fort de 65 sièges, l’Istiqlal constitue un partenaire essentiel des négociations. Sa direction entend examiner le contenu de l’offre de participation avant de se prononcer définitivement.
Cette décision du Conseil national est distincte de l’incident survenu durant la même réunion, lorsque Nizar Baraka a annoncé prématurément l’exclusion du RNI, avant de revenir sur ses propos.



