Adhésion du Maroc à la CEDEAO : Amadeus à la conquête de l’Afrique anglophone

Poursuivant son travail d’explication et de sensibilisation au sujet de la candidature du Maroc d’intégrer la CEDEAO et encouragé par le succès enregistré lors des deux étapes de la tournée africaine respectivement au Sénégal et en Côte d’Ivoire, le Think Tank marocain,l’Institut Amadeus, élargit son champ d’action en direction de l’Afrique anglophone.

C’est à ce titre qu’il organise dans la capitale ghanéenne Accra, une troisième conférence sous le thème : « Adhésion du Maroc à la CEDEAO : Vers un renforcement de la communauté Ouest Africaine», le mardi 15 mai courant, en partenariat avec la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) et le Think Tank ghanéen IMANI, l’un des 5 centres de réflexions les plus influents du continent et dans le Top 100 à l’échelle mondiale.

Selon le communiqué d’Amadeus, la conférence d’Accra a pour vocation d’écouter les perceptions et les analyses ghanéennes concernant l’adhésion marocaine.


Il s’agira de définir, ensemble, les moyens à mobiliser et les orientations stratégiques à promouvoir afin de faire de l’adhésion du Maroc le levier d’une émergence ouest-africaine, dans un objectif « gagnant-gagnant » et dans un cadre respectueux à la fois des spécificités nationales de chaque Etat-membre et de l’exemplarité du modèle d’intégration porté par la CEDEAO,souligne Amadeus.

Sans tabou ni complaisance, pour Brahim Fassi Fihri, « Au Ghana, comme dans d’autres Etats-membres, il existe des réticences et des questionnements au sujet de l’adhésion du Maroc, qui sont pour l’essentiel issus d’une méconnaissance de l’approche marocaine dans la région, construite autour des notions de respect mutuel et de relations équilibrées prônées par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Nous discuterons à Accra de l’ensemble de ces questions, dans un esprit serein et positif. ».

Même son de cloche côté ghanéen. Le site Ghana news a écrit le 11 mai que Le Maroc a officiellement exprimé sa volonté de rejoindre la CEDEAO en tant que membre à part entière en février 2017; cependant, l’absence de débat a été remarquée au Maroc ainsi que dans les pays de la CEDEAO. Afin de renforcer la confiance entre les gouvernements et les peuples, l’Institut Amadeus vise à offrir une plate-forme de débat à toutes les parties pour présenter leurs propres perspectives.

“La conférence d’Accra ne devrait pas approuver la candidature du Maroc sans poser des questions critiques sur les défis et opportunités politiques et économiques auxquels les Etats membres de la CEDEAO doivent faire face”, a commenté Franklin Cudjoe, Président d’IMANI.

L’objectif de cette conférence est en effet d’écouter les perceptions et les analyses ghanéennes concernant l’adhésion du Maroc. Les conférenciers sont invités à partager leurs points de vue sur la façon dont ce processus peut être mis en œuvre sans perturber la synergie intégrationniste ouest-africaine, mais plutôt en explorant comment renforcer cette communauté régionale exemplaire avec la meilleure approche «gagnant-gagnant».

La conférence d’Accra réunira plus de 50 éminents conférenciers, notamment des opérateurs économiques, des décideurs politiques, des experts et des leaders de la société civile venant du Maroc et du Ghana, mais aussi du Sénégal, de Côte d’Ivoire, du Liberia et de Sierra Leone. Tout au long de la journée, quatre ateliers seront organisés sous la «règle de Chatham House» ( C’est une règle utilisée pour réglementer la confidentialité des informations échangées lors d’une réunion « Quand une réunion, ou l’une de ses parties, se déroule sous la règle de Chatham House, les participants sont libres d’utiliser les informations collectées à cette occasion, mais ils ne doivent révéler ni l’identité, ni l’affiliation des personnes à l’origine de ces informations, de même qu’ils ne doivent pas révéler .) pour s’assurer que toutes les parties puissent exprimer librement leurs opinions.

Reste à signaler que le1.ma sera présent à Accra pour assurer la couverture de cet événement.

Les plus lus

Rita Zniber interdite de quitter le Maroc : les dessous d’une guerre d’héritage

Une plainte pour faux déposée par son beau-fils, des reconnaissances de dettes de 14,4 millions de dirhams et une contre-offensive pour chantage : Jeune Afrique dévoile les contours du nouvel épisode judiciaire qui touche la patronne de Diana Holding. Une affaire dont l’écho reste discret au regard du poids de ses protagonistes.

Emploi, formation et inclusion économique : Sekkouri passe le relais à quatre ministres

L’une des particularités du gouvernement El Mansouri tient à l’éclatement du portefeuille de Younes Sekkouri : l’emploi, la formation professionnelle et l’inclusion économique sont désormais répartis entre trois ministères. Cette réorganisation peut se lire comme un retour d’expérience sur cinq années à la tête d’un ensemble au croisement de plusieurs départements, avec les chevauchements de compétences et les difficultés de coordination que cette configuration pouvait entraîner. Vendredi 16 octobre à Rabat, Younes Sekkouri a passé le relais à Abderrahim Chahid, Ryad Mezzour, Nabil Benabdallah et Madiha Khayr.

Maroc : le fisc et l’Office des Changes traquent des milliards de dirhams dissimulés dans 84 pays

Selon Al Arabiya, l’Office des Changes et la Direction générale des impôts examinent des comptes et avoirs détenus par des Marocains dans 84 pays. Dix-sept entreprises et des influenceurs figureraient parmi les dossiers examinés.

Composition complète du gouvernement de Fatima Ezzahra El Mansouri

La liste officielle des membres du nouveau gouvernement marocain dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri et les portefeuilles de chaque ministre.

Youns Bjijou : de la médecine universitaire et des fondations sanitaires au ministère de la Santé

Médecin, universitaire et directeur délégué de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, Youns Bjijou est nommé à la Santé et à la Protection sociale.

Sebta : ABC désavoué par la Guardia Civil après une accusation d’incursion navale marocaine

La Guardia Civil dément les affirmations d’ABC sur une prétendue incursion navale marocaine à Sebta le 15 octobre. Madrid qualifie l’information de « fausse ». Le quotidien invoquait pourtant des sources policières.

Emploi, formation et inclusion économique : Sekkouri passe le relais à quatre ministres

L’une des particularités du gouvernement El Mansouri tient à l’éclatement du portefeuille de Younes Sekkouri : l’emploi, la formation professionnelle et l’inclusion économique sont désormais répartis entre trois ministères. Cette réorganisation peut se lire comme un retour d’expérience sur cinq années à la tête d’un ensemble au croisement de plusieurs départements, avec les chevauchements de compétences et les difficultés de coordination que cette configuration pouvait entraîner. Vendredi 16 octobre à Rabat, Younes Sekkouri a passé le relais à Abderrahim Chahid, Ryad Mezzour, Nabil Benabdallah et Madiha Khayr.

Abdessamad Kayouh : du commerce international aux responsabilités ministérielles

Né à Oulad Teima, diplômé en commerce international, Abdessamad Kayouh a exercé des mandats locaux et parlementaires avant ses responsabilités ministérielles.

Youns Bjijou : de la médecine universitaire et des fondations sanitaires au ministère de la Santé

Médecin, universitaire et directeur délégué de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, Youns Bjijou est nommé à la Santé et à la Protection sociale.

Najwa Koukouss : du barreau de Casablanca aux dossiers de la Famille et de l’Égalité

Avocate et députée depuis 2021, Najwa Koukouss a travaillé sur l’égalité, la parité et la diplomatie parlementaire. Elle est nommée à la Famille et au Développement social.

Jalal Charaf : un parcours entre entreprises, OCP, CGEM et UM6P avant le Tourisme

Ancien dirigeant de la CGEM et responsable à l’OCP puis à l’UM6P, Jalal Charaf devient ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie solidaire.

Khalid Hatimy : un dirigeant d’entreprise à la tête de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire

Formé à la stratégie d’entreprise à Emory, Khalid Hatimy a plus de trente ans d’expérience dans l’industrie, l’agroalimentaire et l’agriculture. Il a été député de 2021 à 2026.

Nabil Benabdallah : de la Communication et de l’Habitat à l’Éducation nationale

Diplômé de l’INALCO, ancien ministre de la Communication et de l’Habitat et ancien ambassadeur à Rome, Nabil Benabdallah prend la tête de l’Éducation nationale.

Related Articles

Focus Thématiques