Sommet Erdogan, Poutine, Rohani sur la Syrie : de la difficulté de trouver son chemin de Damas

La Syrie se trouve au cœur de toutes les convoitises régionales et internationales en raison notamment de sa position géostratégique. Les jeux et les enjeux sur l’échiquier syrien mettent aux prises des intérêts et des axes diamétralement opposés.

[espro-slider id=8760]


La crise syrienne déclenchée dans le sillage de ce qu’on a abusivement qualifié de «printemps arabe» a débouché sur une guerre civile ayant coûté jusqu’à présent la vie à plus de 350 000 personnes, des millions de déplacés à l’intérieur du pays qu’à l’étranger et la destruction massive des infrastructures.

7 ans après, le régime syrien est toujours en place et Bachar Al-Assad toujours debout. Dans cette guerre destructrice faite par procuration au nom de puissances régionales et internationales, on a vu comment des groupes terroristes financés par des Etats de la région, ont donné naissance à des hydres telle que Daech et l’envoi de dizaines de milliers de jeunes notamment arabes envoyés au casse pipe au nom d’un Jihad fallacieux.

Cette paix a commencé sa gestation lors du sommet de Sotchi en novembre 2017 où l’on a qualifié la rencontre tripartite entre Poutine, Erdogan et Rohani d’une « Conférence de Yalta II ».

La sainte alliance contre le régime syrien, qui était au bord de la chute, a obligé la Russie d’intervenir massivement -surtout que ce pays constitue le seul «port d’attache» de Moscou au Moyen-Orient- et l’Iran, de voler au secours de son allié alaouite Bachar Al Assad.

En face, on a vu la Turquie, avec l’appui notamment de régimes du Golfe, soutenir la rébellion et certaines factions extrémistes sunnites tout en traquant les Kurdes syriens qualifiés de terroristes par Erdogan et qui ont payé un lourd tribut contre Daech et les autres mouvements terroristes.

.u6ba9d356262e542fe75a13fbde88928f { padding:0px; margin: 0; padding-top:1em!important; padding-bottom:1em!important; width:100%; display: block; font-weight:bold; background-color:#eaeaea; border:0!important; border-left:4px solid #34495E!important; text-decoration:none; } .u6ba9d356262e542fe75a13fbde88928f:active, .u6ba9d356262e542fe75a13fbde88928f:hover { opacity: 1; transition: opacity 250ms; webkit-transition: opacity 250ms; text-decoration:none; } .u6ba9d356262e542fe75a13fbde88928f { transition: background-color 250ms; webkit-transition: background-color 250ms; opacity: 1; transition: opacity 250ms; webkit-transition: opacity 250ms; } .u6ba9d356262e542fe75a13fbde88928f .ctaText { font-weight:bold; color:#464646; text-decoration:none; font-size: 16px; } .u6ba9d356262e542fe75a13fbde88928f .postTitle { color:#000000; text-decoration: underline!important; font-size: 16px; } .u6ba9d356262e542fe75a13fbde88928f:hover .postTitle { text-decoration: underline!important; }

LIRE AUSSI  Avec 110 milliards de dollars, Al-Sissi et MBZ inaugurent le développement de Ras El-Hekma sur la côte méditerranéenne

Face à l’échec de trouver une issue à la crise en dépit des réunions entre oppositions et régime sous la houlette de l’Onu ou des superpuissances, la Russie, la Turquie et l’Iran ont décidé de prendre en commun les choses en main et imposer leur « paix ».

Le Sommet d’Ankara consacre de facto le partage de la Syrie en zones d’influence entre Moscou, Téhéran et Ankara.

Cette paix a commencé sa gestation lors du sommet de Sotchi en novembre 2017 où l’on a qualifié la rencontre tripartite entre Poutine, Erdogan et Rohani d’une « Conférence de Yalta II ».

C’est dans cet esprit et pour finaliser leur accord, que les trois hommes se sont réunis ce mercredi à Ankara. Ce sommet a été sanctionné par un communiqué commun dans lequel Erdogan, Poutine et Rohani se sont engagés à « coopérer pour arriver à un cessez le feu durable et accélérer leurs efforts pour assurer le calme sur le terrain et protéger les civils dans les zones de désescalade et de faciliter un accès rapide de l’aide humanitaire à ces zones ».

Ils se sont mis d’accord à éliminer complètement les groupes terroristes dont Daech, Front Al Nosra et Al Qaida.

Les trois hommes sont d’accord pour affirmer qu’il n’y a pas d’issue militaire à la crise et que la seule solution est de ramener à la table des négociations le régime syrien et l’opposition.

C’est dans ce sens qu’ils ont du quatrième round des pourparlers d’Astana conclu le 4 mai 2017 pour l’instauration de « zones de désescalade » dans le but d’arriver à une trêve durable. Le troisième sommet dont la date n’a pas été précisée aura lieu en Iran à l’invitation du chef de l’Etat iranien, Hassan Rohani.

Le Sommet d’Ankara consacre de facto le partage de la Syrie en zones d’influence entre Moscou, Téhéran et Ankara. Toutefois, la paix semble difficile à atteindre surtout qu’Ankara, qui occupe désormais une partie du territoire syrien, n’est pas prête à lâcher du lest considérant la Syrie comme étant sa profondeur stratégique et tenant à ne pas tolérer une région kurde autonome.

A côté de ces trois «vainqueurs», on retrouve à l’autre bout les perdants, notamment l’Arabie saoudite et ses alliés du Golfe en dépit des dizaines pour ne pas dire des centaines de milliards de dollars dépensés pour en finir avec le régime syrien ; les Etats-Unis qui ne savent plus quelle stratégie opter face à ces derniers développements. Donald Trump ne cesse de répéter ces derniers jours qu’il veut retirer ses troupes de Syrie ; et comme le Prince héritier saoudien a exprimé le souhait de leur maintien, le locataire de la Maison Blanche, en bon homme d’affaires, lui a rétorqué de payer l’ardoise, alors que les conseillers du Pentagone et du Département d’Etat pensent le contraire, plaidant pour le renforcement de la présence américaine, tout en estimant qu’il est de leur devoir de soutenir et protéger les Kurdes.

L’autre perdant n’est autre qu’Israël, en dépit de l’aide massive apportée à Daech pour affaiblir le régime syrien et qui fait tout pour contenir la grosse présence iranienne. Il faut dire que dans tout ce magma, il est très difficile de trouver son chemin de Damas !

Les plus lus

Felipe VI et Letizia se rendront à Sebta et Melilla les 13 et 14 octobre, sans Sánchez

Le couple royal espagnol effectuera son premier déplacement officiel...

À Paris, l’ONMT mise sur le Mondial 2030 pour séduire le marché français

Devant la presse réunie au Bristol, Achraf Fayda a...

Felipe VI à Sebta et Melilla : la cordialité des rois à l’épreuve de la souveraineté

Madrid présente la visite du couple royal comme une...

Madrid reporte son sommet avec Alger : Rabat au cœur d’un jeu diplomatique à trois bandes

L’Espagne a reporté sine die la Réunion de haut...

Polarium confie la France, l’Italie et l’Afrique du Nord à Anass Chaker

Le spécialiste suédois du stockage intelligent de l’énergie Polarium...

La Russie qualifiée d’« ennemie » par les Pays-Bas : Moscou exige des explications et menace d’une riposte « écrasante »

Après les propos de la ministre néerlandaise de la Défense qualifiant la Russie d’« ennemie », Moscou réclame des explications et avertit d’une riposte « immédiate, rapide et écrasante » en cas d’atteinte à sa sécurité.
00:01:38

Blindés 8×8 : comment l’israélien Elbit va armer les véhicules de Tata destinés à l’armée marocaine

Les tourelles destinées aux blindés 8×8 assemblés au Maroc par Tata seront produites localement par MMI, filiale de l’israélien Elbit Systems. Premières livraisons prévues en mars 2027, selon Reuters.

Mohammed VI présidera vendredi l’ouverture de la 12e législature au Parlement

Le Roi Mohammed VI présidera vendredi 9 octobre l’ouverture de la 12e législature au Parlement. Son discours sera retransmis en direct à partir de 15h45.

Conseil national de la presse : Larhzioui parachève l’installation des instances et la réorganisation

Le Conseil national de la presse achève sa réorganisation avec l’installation de cinq commissions permanentes, dont les responsables ont été élus à l’unanimité le 2 octobre 2026.

Manus lève plus de 500 millions de dollars après l’échec de son rachat par Meta

Manus a bouclé un tour de financement de plus de 500 millions de dollars, quelques mois après que Pékin a contraint Meta à renoncer à son acquisition de la start-up d’intelligence artificielle. L’opération pourrait valoriser la société autour de 4 milliards de dollars, soit environ deux fois le montant proposé par le groupe de Mark Zuckerberg.

Arabie saoudite : une Marocaine tuée dans une attaque revendiquée par les Houthis à l’aéroport d’Abha

Une ressortissante marocaine figure parmi les trois personnes tuées dans les attaques ayant visé les aéroports d’Abha et du roi Khalid à Riyad les 6 et 7 octobre 2026. La GACA fait également état de 36 blessés.

Royal Air Maroc choisit Starlink pour 41 avions et fait du Wi-Fi gratuit un nouvel atout concurrentiel

Première compagnie africaine à adopter Starlink, Royal Air Maroc équipera progressivement 41 avions dès 2027. Le Wi-Fi gratuit pour les membres Safar Flyer s'inscrit dans sa stratégie de montée en gamme.

Marrakech Air Show 2026 : Lockheed Martin place le F-35 au premier plan

Au Marrakech Air Show 2026, Lockheed Martin met en avant le F-35A, le F-16 Block 72, le C-130J et plusieurs systèmes de précision, tout en accélérant son volet industriel au Maroc.

Related Articles

Focus Thématiques