À Seattle, l’élimination du Sénégal face à la Belgique a ravivé le souvenir brûlant de la finale de la CAN 2025 contre le Maroc. Protestation collective, obstruction autour du penalty, tension autour de la VAR, serviette controversée, dispositif sécuritaire renforcé : la Coupe du monde 2026 a replacé sous les projecteurs une conduite déjà sanctionnée par la CAF et a donné un poids nouveau à la position marocaine.
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Le Sénégal a quitté la Coupe du monde 2026 sur une image plus forte que le score. Battus 3-2 par la Belgique après avoir mené 2-0, les Lions de la Teranga ont vu leur match basculer sur un penalty accordé après intervention de la VAR, transformé par Youri Tielemans à la 125e minute. Lamine Camara a été sanctionné pour une intervention sur Tielemans, avant que le capitaine belge transforme le penalty qui a conclu la remontée belge.
Cette fin de match a immédiatement rappelé la finale de la CAN 2025 à Rabat. En janvier, face au Maroc, la sélection sénégalaise avait quitté la pelouse pour contester un penalty accordé en fin de match. Deux mois plus tard, la CAF a donné raison à la Fédération royale marocaine de football : le Sénégal a été déclaré forfait et la finale a été enregistrée sur le score de 3-0 en faveur du Maroc. Dans son communiqué officiel du 17 mars 2026, la CAF a estimé que la conduite de l’équipe sénégalaise entrait dans le champ des articles 82 et 84 du règlement de la CAN.
@stickmaniaworld Pathé Ciss Tried to Stop History With His Bod The penalty had already been given. But Pathé Ciss still found one final way to protest. As Senegal surrounded the referee, Ciss walked toward the penalty spot. Then he dropped onto it. And stayed there. He was not the player who committed the foul. But when he could not change the decision, he tried to control the space around it. Five months earlier, Senegal had reacted to another late VAR penalty against Morocco by leaving the pitch during the Africa Cup of Nations final. Sadio Mané convinced them to return. Brahim Díaz missed. Senegal won on the field—but the walkout later cost them the title. Against Belgium, Senegal did not leave. But the resistance remained. This time, it became one unforgettable image: Pathé Ciss lying across the penalty spot while Belgium waited. Eventually, he stood up. Youri Tielemans scored in the 125th minute. Senegal were eliminated. The goal entered the record books. But the image that survived was the player who tried to block history with his body. Football is more than the final score. Subscribe and join us for the stories hidden inside every match. #Senegal #Belgium #WorldCup2026 #PatheCiss #YouriTielemans #VAR #PenaltyControversy #AFCON #Morocco #SadioMane #BrahimDiaz #FootballStories #FootballPsychology #FootballReels #FootballShorts #WorldCup #AfricanFootball
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À Seattle, la sélection sénégalaise a été rattrapé par son ADN de voyou. Les joueurs chargés à bloc par le voyou en chef, l’entraîneur Pape Thiaw, ont tenté de reproduire le scénario de Rabat, avec contestation collective, pression sur l’arbitre, occupation du point de penalty et tension autour de la VAR. Cette fois, ils sont restés sur la pelouse. Le cadre disciplinaire mondial avait changé. Les nouvelles orientations de l’IFAB et de la FIFA limitent désormais les attroupements autour de l’arbitre : un seul joueur, généralement le capitaine, peut venir demander des explications, et les autres doivent rester à distance. Les joueurs qui encerclent ou approchent l’arbitre hors cadre s’exposent à un carton jaune.
Cette évolution vise directement les comportements de contestation collective. Les modifications des Lois du Jeu 2026-2027 évoquent la nécessité d’un puissant effet dissuasif contre les équipes qui quittent le terrain ou refusent de poursuivre le jeu pour protester contre une décision arbitrale, notamment après un recours à la vidéo. C’est précisément ce que le Maroc avait dénoncé après la finale de la CAN. À Rabat, la contestation avait été africaine. À Seattle, elle est devenue mondiale.
L’image la plus marquante reste celle de Pathé Ciss. Alors que le penalty belge avait été accordé, le joueur sénégalais s’est retrouvé au sol sur le point de penalty, retardant l’exécution. Des comptes spécialisés et des médias sportifs ont relevé ce geste comme une tentative d’occupation physique de l’espace décisif.
Ce geste résume la méthode Sénégal: lorsque la décision arbitrale devient irréversible, le contrôle se déplace vers l’environnement du penalty. Le temps, l’espace, la pression sur le tireur, le bruit autour de l’arbitre, tout devient instrument de perturbation. Face au Maroc, cette logique avait pris la forme d’un départ collectif. Face à la Belgique, elle s’est concentrée sur la surface de réparation.
La serviette « Vaudou » a refait surface à Seattle
La question de la serviette a aussi réapparu aux États-Unis. Lors de la finale de la CAN, la serviette du gardien sénégalais Édouard Mendy avait déjà occupé une place centrale dans la polémique, avec des scènes autour des ramasseurs de balle, du banc sénégalais et des joueurs marocains. Al Jazeera avait alors décrit un épisode insolite autour de cette serviette utilisée par Mendy, dans un match déjà marqué par la tension et les incidents. À Seattle, des images relayées sur les réseaux sociaux ont montré le quatrième arbitre, faire le tour du terrain pour retirer une serviette placée près de la ligne du but sénégalais. Vaudou, magie noire ou simple manœuvre d’intimidation ? Découvert dans une zone sensible du terrain, l’objet a été rapidement retiré par l’officiel, dans un climat marqué par de fortes suspicions de pratiques destinées à déstabiliser l’adversaire.
@dynhofutbol 3 faits nous rappelant la finale de CAN lors de 🇧🇪🇸🇳 #senegal #belgique #coupedumonde #maroc #can2025 ♬ son original – Dynhofutbol 🇲🇦
Le FBI a bien retenu la leçon : Les supporters voyous du Sénégal ceinturés
Le dispositif sécuritaire autour du Sénégal s’inscrit aussi dans un climat particulier. Avant même la phase finale, les supporters sénégalais basés au pays avaient été touchés par les restrictions de visas américaines. L’AFP a rapporté que le Sénégal envoyait pour la première fois aucune délégation officielle de supporters à une Coupe du monde à laquelle il participe, après des refus de visas visant les présidents d’associations de supporters. D’autres médias ont également évoqué des contrôles sécuritaires détaillés subis par la délégation sénégalaise à son arrivée aux États-Unis.
Dans ce contexte, les images de sécurité renforcée devant les supporters sénégalais face à la Belgique prennent une portée particulière. Les autorités américaines avaient déjà observé de près le dispositif marocain lors de la CAN, à travers une délégation du FBI venue étudier l’organisation sécuritaire déployée au Maroc, ses outils de surveillance, ses centres de commandement et sa gestion opérationnelle des matchs à haute tension. Quelques mois plus tard, aux États-Unis, des cadres et experts sécuritaires marocains ont été intégrés au dispositif international de coopération policière de la Coupe du monde 2026, au sein de l’IPCC, où le FBI a publiquement salué leur contribution et présenté le Maroc comme un partenaire sécuritaire fiable.
Face au Sénégal, cette continuité a donné une lecture plus nette des événements : les incidents de Rabat avaient servi de cas d’école, les Américains avaient pris leurs dispositions, et la sélection sénégalaise s’est retrouvée face à un cadre beaucoup plus strict. Ce qui avait été contesté après la finale de la CAN apparaît désormais sous un autre jour : le Maroc avait pointé un problème de comportement, de discipline et de respect de l’arbitrage dans les moments de rupture ; Seattle en a offert une démonstration mondiale.
Pape Thiaw, billets FIFA et dérives fédérales : le Sénégal miné de l’intérieur avant son naufrage mondial
Le paradoxe est brutal pour le Sénégal. Sur le plan du jeu, l’équipe a longtemps dominé la Belgique. Habib Diarra et Ismaïla Sarr avaient placé les Lions en position idéale. Mais en fin de match, la sélection de Pape Thiaw a perdu le contrôle, encaissant deux buts dans les dernières minutes du temps réglementaire, puis un penalty décisif en prolongation. Reuters relève que cette élimination a ouvert une crise interne, avec Pape Gueye annonçant une pause internationale tant que le staff actuel reste en place.
Le fiasco sénégalais s’est aussi joué loin de la pelouse. La sélection de Pape Thiaw a abordé la Coupe du monde dans un climat interne délétère, entre tensions fédérales, impréparation administrative et dérives dans la délégation. Le sélectionneur, pourtant salué après la CAN, aurait travaillé plusieurs mois sans contrat formalisé et avec des arriérés de salaire, avant de signer son engagement seulement quelques heures avant le match contre la Norvège, sous la pression de son entourage et après l’intervention des plus hautes autorités sénégalaises. En parallèle, le séjour américain de la Fédération sénégalaise aurait été marqué par des soirées fastueuses, des dépenses importantes, la présence controversée de proches et de créateurs de contenu dans l’environnement de l’équipe, ainsi que des soupçons de revente opaque de billets FIFA. Ce contexte donne une autre lecture de l’effondrement face à la Belgique : le Sénégal a quitté le Mondial avec une crise sportive, mais aussi avec l’image d’une sélection minée par ses propres désordres.
« Va là-bas et pleure »
Mohamed Chibi, présent avec les Lions de l’Atlas lors de la CAN 2025, a réagi à l’élimination du Sénégal au Mondial par une story Instagram au ton moqueur. Le latéral droit marocain a repartagé une vidéo rappelant les images de la finale de la Coupe d’Afrique des nations, marquée par la décision de Pape Thiaw de faire quitter la pelouse à ses joueurs pour contester l’arbitrage. Sur le montage, le score de Belgique-Sénégal a été ajouté en référence à la défaite sénégalaise. Chibi y a accompagné la publication d’une phrase en arabe, traduite par plusieurs médias marocains par : « Va là-bas et pleure ».
Karma !
Le monde a vu ce que le Maroc dénonçait déjà : une sélection capable de transformer une décision arbitrale défavorable en crise de terrain. Le Sénégal du football semble avoir importé une culture de confrontation qui a accompagné l’ascension politique d’Ousmane Sonko, nommé Premier ministre en avril 2024 avant d’être écarté de cette fonction en mai 2026. Pression permanente, mobilisation émotionnelle, victimisation, intimidation symbolique, mouvements de foule et occupation de l’espace public : cette grammaire politique s’est retrouvée, à Rabat puis à Seattle, dans le comportement de la sélection.
Autour de l’arbitre, dans les tribunes et sur les réseaux sociaux, une partie de l’environnement sénégalais a rejoué le même registre : contestation totale, messages de haine sous habillage victimaire, mise sous pression de la décision arbitrale et tentative de transformer un penalty validé par la VAR en crise collective. À Rabat, le Maroc avait dénoncé une méthode. À Seattle, cette méthode a été exposée devant le monde.


