La Coupe du Monde 2026 a vu émerger un sujet inattendu : celui des maillots Puma qui cèdent en plein match, parfois au moindre accrochage appuyé. Le Maroc n’a pas été épargné. Après l’image très commentée de Neil El Aynaoui, maillot ouvert sur la poitrine contre l’Écosse, c’est Chadi Riad qui s’est retrouvé au centre de l’attention face aux Pays-Bas. Dans une rencontre d’une intensité exceptionnelle, marquée par la combativité des Lions de l’Atlas, le défenseur marocain a utilisé quatre maillots différents après plusieurs duels physiques. Ces épisodes, tous associés aux tenues Puma, relancent les interrogations sur la résistance de la technologie Ultraweave face aux exigences d’un football de plus en plus engagé.
Le premier gros signal d’alarme est venu lors du match Maroc – Écosse (victoire 1-0). Le milieu Neil El Aynaoui s’est retrouvé avec un large trou sur la poitrine après un accrochage avec le défenseur Jack Hendry sur un corner. Le joueur a montré la déchirure à l’arbitre, appelant à une faute. L’image a rapidement fait le tour du monde.

Mais le cas le plus spectaculaire reste celui du défenseur Chadi Riad. Contre les Pays-Bas, le joueur de Crystal Palace a connu une soirée inhabituelle avec son équipement. Lors de duels physiques intenses, notamment avec Brian Brobbey, son maillot Puma s’est déchiré à plusieurs reprises. Résultat : trois changements de maillot au cours du même match.
Avant d’être une affaire de tissu, cet épisode dit d’abord l’intensité d’un Maroc–Pays-Bas où les Lions de l’Atlas ont tout donné. Dans les duels, dans les courses, dans les efforts défensifs comme dans les projections vers l’avant, les joueurs marocains ont affiché une combativité exemplaire et un amour du maillot qui ont marqué les esprits. C’est dans ce contexte que les déchirures répétées du maillot de la sélection marocaine ont relancé les interrogations sur la résistance des maillots Puma de dernière génération.


Ces deux incidents marocains ne sont pas isolés. Ils s’inscrivent dans une série d’événements similaires qui touchent particulièrement les sélections équipées par Puma.
Les autres cas qui ont marqué le tournoi
Quatre joueurs ont vu leur maillot se déchirer de façon notable pendant la phase de groupes :
- Pavel Šulc (République Tchèque) : Lors du match d’ouverture contre la Corée du Sud, le milieu tchèque a eu son maillot littéralement arraché sur le dos et le côté après un tirage par le défenseur Lee Han-beom. Il a dû quitter le terrain pour changer de tenue. L’incident a été comparé à celui de la Suisse en Euro 2016 (déjà Puma).
- Gustavo Gomez (Paraguay) : Le capitaine paraguayen a eu son maillot déchiré sur le côté lors d’un duel avec l’Américain Folarin Balogun. Il a continué à jouer en rentrant la partie arrachée dans son short avant de finalement changer.
- Mostafa Zico (Égypte) : L’ailier égyptien a vu son maillot se déchirer horizontalement en plein torse après avoir été tiré vers le bas par un défenseur belge.
Ultraweave : la légèreté au prix de la solidité
La cause commune à tous ces incidents est le tissu Ultraweave (et sa version Thermoadapt) développé par Puma pour ses maillots authentiques de joueurs.
Ce matériau ultra-léger (environ 72 grammes par maillot) est conçu pour offrir une respirabilité exceptionnelle, un excellent stretch et une sensation de légèreté maximale. Il est fabriqué en polyester recyclé et utilise une structure tissée (woven) très fine, presque « papier ».

Le problème : cette légèreté extrême se fait au détriment de la résistance aux tractions violentes. Contrairement aux tissus tricotés plus denses utilisés par Adidas et Nike, l’Ultraweave cède plus facilement quand un adversaire tire fort sur le maillot.
Puma assume ce choix technique. La marque allemande répète que les joueurs eux-mêmes demandent des tenues toujours plus légères pour performer au plus haut niveau et que le football reste un sport de contact intense. Selon Puma, ces incidents n’impactent pas les performances sportives.





