Avec les Accords d’Artemis, l’alliance maroco-américaine s’étend désormais à l’espace

Le partenariat entre le Maroc et les États-Unis franchit un nouveau palier. Mercredi 29 avril 2026, à Rabat, le Royaume a officiellement adhéré aux Accords d’Artemis, cadre international destiné à organiser l’exploration civile et pacifique de l’espace. Une signature saluée par le Secrétaire d’État adjoint américain, Christopher Landau, qui s’est dit « ravi » de voir l’alliance entre les deux pays « s’étendre à l’espace ».

La déclaration a été faite à l’issue de la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et le Secrétaire d’État adjoint des États-Unis, Christopher Landau. Durant cette rencontre, le chef de la diplomatie marocaine a procédé à la signature des Accords d’Artemis, marquant l’entrée du Maroc dans ce cadre de coopération spatiale porté par les États-Unis.

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« Aujourd’hui, nous sommes ravis de voir notre alliance s’étendre à l’espace », a déclaré Christopher Landau, en soulignant la portée politique, scientifique et stratégique de cette adhésion. Pour Washington, cette signature confirme l’élargissement du partenariat maroco-américain à de nouveaux domaines de souveraineté technologique, d’innovation et de coopération internationale.

Les Accords d’Artemis comptent désormais 64 signataires à travers le monde, selon Christopher Landau. Quelques jours auparavant, la NASA avait annoncé l’adhésion de la Jordanie comme 63e signataire, confirmant la progression rapide de ce cadre international depuis son lancement initial en 2020.

Les Accords d’Artemis constituent un ensemble de principes internationaux destinés à encadrer l’exploration civile de l’espace de manière pacifique, transparente et collaborative. Ils portent notamment sur l’exploration de la Lune, de Mars, des comètes et des astéroïdes, tout en s’inscrivant dans le prolongement du droit international existant, dont le Traité de l’espace de 1967.

Ce cadre encourage la transparence entre les États, le partage des données scientifiques, l’assistance mutuelle en cas de besoin, l’enregistrement des objets spatiaux et la coordination des activités afin de prévenir les conflits. Il insiste également sur la durabilité des opérations spatiales, la préservation du patrimoine spatial et l’utilisation responsable des ressources présentes dans l’espace.

Pour le Maroc, cette adhésion dépasse la seule dimension scientifique. Elle inscrit le Royaume dans l’architecture émergente de la gouvernance spatiale internationale, à un moment où l’espace devient un champ majeur de coopération, de compétitivité technologique et de projection stratégique. En rejoignant les Accords d’Artemis, Rabat affirme sa volonté de prendre part aux nouvelles normes qui encadreront l’exploration spatiale civile dans les décennies à venir.

Cette signature donne également une profondeur nouvelle au partenariat historique entre Rabat et Washington. Après la coopération politique, sécuritaire, économique et technologique, l’espace devient un nouveau terrain d’expression de l’alliance maroco-américaine. Le message porté par Christopher Landau est clair : la relation entre les deux pays ne se contente plus d’honorer ses 250 ans d’histoire commune ; elle se projette désormais vers les frontières scientifiques et technologiques du futur.

Sur le dossier du Sahara marocain, Christopher Landau a confirmé la continuité de la position américaine. Le Secrétaire d’État adjoint des États-Unis a réaffirmé la « reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara » par Washington, ainsi que son appui à l’initiative marocaine d’autonomie, présentée comme « l’unique base d’une solution juste et durable » à ce différend régional.

Il a également souligné que les États-Unis encouragent les entreprises américaines désireuses d’investir et de développer leurs activités au Sahara. Cette déclaration donne une portée économique concrète à la position politique américaine et confirme la volonté de Washington d’accompagner le développement des provinces du Sud du Royaume.

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