Nareva, Itochu et Kanadevia Inova lancent un projet de valorisation des déchets de 1,5 milliard de dollars à Casablanca

La Ville de Casablanca a signé un contrat de concession de 33,5 ans avec un consortium réunissant Kanadevia Inova, Nareva et Itochu pour développer une infrastructure intégrée de traitement et de valorisation des déchets. Estimé à 1,5 milliard de dollars, le projet prévoit la construction d’une centrale de valorisation énergétique à proximité de la décharge de Médiouna, avec une mise en service complète attendue à la mi-2030.

Le consortium, conduit par le groupe suisse-japonais Kanadevia Inova aux côtés de l’énergéticien marocain Nareva et du groupe japonais Itochu, a annoncé la signature du contrat de concession avec la Ville de Casablanca ainsi que des accords d’achat d’électricité avec la Société régionale multiservices (SRM) Casablanca-Settat et l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE).


Le projet prévoit le traitement exclusif des déchets ménagers de Casablanca pendant 33,5 ans. Implantée à proximité de la décharge de Médiouna, l’installation combinera traitement des déchets, gestion du site d’enfouissement et production d’énergie. Elle desservira une agglomération de plus de 4,2 millions d’habitants.

Selon le consortium, l’usine sera en mesure de traiter environ 1,5 million de tonnes de déchets par an, portant le taux de valorisation à près de 80 % et réduisant le recours à l’enfouissement. La production électrique reposera sur une unité de valorisation énergétique, complétée par une centrale solaire photovoltaïque de 50 MWc et un système de récupération du biogaz de la décharge. La production annuelle est estimée à environ 1 TWh, soit de quoi alimenter près d’un million d’habitants.

Le consortium indique que les travaux préparatoires sont en cours et que la phase de construction débutera après la clôture du financement. La réalisation de l’infrastructure devrait s’étendre sur environ trois ans et demi.

Sur le plan économique, le projet devrait mobiliser environ 1 240 travailleurs pendant la construction, auxquels s’ajouteraient 300 emplois liés aux infrastructures connexes. Une fois l’installation mise en service, environ 140 emplois qualifiés seront nécessaires à son exploitation.

Le consortium précise que l’installation intégrera des systèmes de traitement des fumées conformes aux normes européennes relatives aux émissions industrielles et qu’elle est conçue pour pouvoir accueillir, à terme, des technologies de captage du carbone.

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