La scène avait duré quelques secondes. Elle revient, un an plus tard, au centre d’un récit explosif. Dans son livre Un couple (presque) parfait, publié chez Albin Michel, le journaliste de Paris Match Florian Tardif affirme que l’épisode filmé en mai 2025 à bord de l’avion présidentiel, lors de l’arrivée d’Emmanuel et Brigitte Macron au Vietnam, trouverait son origine dans des tensions liées à des échanges entre le chef de l’État français et l’actrice franco-iranienne Golshifteh Farahani. Une version immédiatement contestée par l’entourage de la première dame, qui dément catégoriquement le récit.
Les images, tournées à l’ouverture de la porte de l’avion présidentiel, avaient rapidement circulé sur les réseaux sociaux au printemps 2025. On y voyait Brigitte Macron porter les mains au visage de son mari, avant que le président ne reprenne sa posture et que le couple ne descende les marches de l’appareil. Emmanuel Macron avait alors rejeté l’idée d’une «gifle» ou d’une scène conjugale, expliquant qu’il plaisantait avec son épouse et appelant à calmer les interprétations autour de cette vidéo.
Invité mercredi 13 mai 2026 sur RTL pour présenter son ouvrage, Florian Tardif a livré une autre lecture de l’épisode. Selon lui, il ne s’agissait pas d’un simple moment de complicité, mais d’une «scène de couple», liée à des tensions provoquées par une relation «platonique» qu’Emmanuel Macron aurait entretenue pendant plusieurs mois avec l’actrice franco-iranienne Golshifteh Farahani.
Selon le journaliste de Paris Match, Brigitte Macron aurait découvert l’existence de cette relation et des messages adressés par le président à l’actrice. Florian Tardif affirme que ces échanges auraient été suffisamment personnels pour créer une tension au sein du couple présidentiel. Il cite notamment des messages où Emmanuel Macron aurait écrit à la comédienne des formules telles que : «Je vous trouve très jolie.» Interrogé sur RTL par Marc-Olivier Fogiel, Florian Tardif a assumé de donner le nom de l’actrice, en affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une rumeur mais d’une information recoupée.
Le journaliste soutient ainsi que l’épisode filmé dans l’avion serait l’aboutissement d’une dispute «conséquente». D’après son récit, les personnes présentes à bord auraient pensé que la tension était retombée avant l’ouverture de la porte de l’appareil. Mais la scène privée aurait alors débordé dans l’espace public, au moment précis où les caméras étaient braquées sur l’arrivée du couple présidentiel au Vietnam.
Le nom de Golshifteh Farahani donne à l’affaire une résonance particulière. Figure du cinéma international, connue pour son parcours d’exil et ses prises de position, l’actrice se retrouve ainsi citée dans un récit qui mêle intimité présidentielle, coulisses médiatiques et fascination française pour la vie privée du pouvoir.
Cette version est toutefois formellement contestée par l’entourage de Brigitte Macron. Selon les précisions données au Figaro, la première dame aurait catégoriquement démenti ce récit auprès de l’auteur dès le 5 mars dernier. Elle aurait notamment indiqué qu’elle ne regardait jamais dans le téléphone portable de son mari. L’entourage de Brigitte Macron reproche également à Florian Tardif de ne pas avoir publié cette précision dans son ouvrage.

L’affaire illustre aussi la difficulté, pour un couple présidentiel, de contrôler une image devenue mondiale en quelques minutes. En mai 2025, l’Élysée avait tenté de désamorcer l’emballement en parlant d’un moment privé sorti de son cadre. Le récit de Florian Tardif, lui, rouvre la question de la transparence autour d’un épisode que les communicants présidentiels avaient cherché à banaliser. Selon le journaliste, l’institution aurait même regretté de ne pas avoir assumé plus clairement, dès le départ, l’existence d’une tension conjugale.
La vidéo avait été abondamment reprise par des comptes hostiles à Emmanuel Macron, puis utilisée dans le champ politique international. Donald Trump s’en était notamment servi en avril 2026 pour railler le président français, dans une sortie jugée déplacée par Emmanuel Macron.


