J-4 avant les JPO de la DGSN : à Rabat, le chiffre 7 ouvre les portes des 70 ans de la Sûreté nationale

À quatre jours de l’ouverture de la 7e édition des Journées portes ouvertes de la DGSN, prévue du 18 au 22 mai 2026 à Rabat, la Sûreté nationale s’apprête à célébrer bien plus qu’un rendez-vous citoyen. Cette édition, organisée dans le sillage du 70e anniversaire de l’institution fondée le 16 mai 1956, porte une forte charge symbolique : sept éditions pour raconter soixante-dix ans de service public, de modernisation, de professionnalisation et de proximité avec les citoyens.

J-4. Dans quatre jours, Rabat accueillera la 7e édition des Journées portes ouvertes de la Direction générale de la Sûreté nationale. Du 18 au 22 mai 2026, la capitale deviendra le point de rencontre entre une institution qui célèbre ses 70 ans d’existence et un public appelé à découvrir, de près, les métiers, les équipements, les unités spécialisées et les missions quotidiennes de la police marocaine.

Le choix de Rabat, sur la zone côtière de la capitale, donne à cette édition une dimension particulière. Après El Jadida en 2025, où les JPO avaient attiré près de 2,4 millions de visiteurs en cinq jours, l’événement revient cette année dans une ville qui concentre une forte charge institutionnelle, politique et symbolique. À Rabat, la DGSN ne présente pas seulement ses dispositifs opérationnels. Elle expose une trajectoire nationale.

Cette 7e édition intervient quelques jours après le 70e anniversaire de la création de la Sûreté nationale, fondée le 16 mai 1956, dans les premiers temps de l’indépendance par feu SM le Roi Mohammed V. Depuis cette date, la DGSN a accompagné les transformations du Maroc : urbanisation accélérée, extension des métropoles, évolution de la criminalité, montée des risques transnationaux, exigence accrue de sécurité publique et demande plus forte de proximité avec les citoyens.

Le chiffre 7 donne à cette édition une résonance singulière. Septième rendez-vous des JPO, soixante-dixième anniversaire de l’institution : deux nombres se répondent et dessinent une même idée de cycle, de passage et de maturité. Les JPO ne sont plus une simple manifestation de communication institutionnelle. Elles sont devenues un format national d’explication, de pédagogie et de confiance, permettant aux citoyens de comprendre ce que recouvre aujourd’hui la notion de service public de sécurité.

Pendant cinq jours, le public pourra découvrir des stands thématiques, assister à des démonstrations de terrain, suivre des conférences, participer à des activités pédagogiques et échanger directement avec les femmes et les hommes de la Sûreté nationale. L’objectif affiché est clair : rapprocher l’institution policière des citoyens, expliquer ses modes d’intervention, présenter ses moyens humains et technologiques, et renforcer la confiance autour d’une police moderne, réactive et tournée vers la sécurité collective.

Cette édition arrive aussi après une année 2026 particulièrement dense pour le pôle DGSN-DGST dirigé par Abdellatif Hammouchi. Depuis le début de l’année, la diplomatie sécuritaire marocaine s’est illustrée par une succession de rencontres et de déplacements : échanges avec la police danoise à Rabat, participation au World Defense Show de Riyad, entretien avec des responsables polonais, visite de travail en Suède, déplacement à Vienne dans le cadre d’une réunion régionale des chefs de renseignement, puis participation au salon de défense SAHA à Istanbul. Pris isolément, ces rendez-vous disent l’intensité d’un agenda. Mis ensemble, ils révèlent une inflexion plus profonde : la sécurité est devenue l’un des instruments centraux de la projection internationale du Maroc.

Cette montée en puissance du registre sécuritaire s’inscrit dans le sillage du succès retentissant de la diplomatie royale, grâce auquel le dossier du Sahara marocain est désormais engagé dans la dernière ligne droite de sa résolution politique. Le Maroc ne se contente plus de défendre une position. Il construit, autour de cette position, un environnement de crédibilité, de stabilité et de confiance. À la force de la diplomatie conduite par Sa Majesté le Roi Mohammed VI s’ajoutent désormais plusieurs piliers complémentaires : le soft power d’un pays visible, attractif et culturellement rayonnant ; le hard power d’un État doté de Forces Armées Royales modernisées ; et, de plus en plus, une diplomatie sécuritaire qui fait du Royaume un partenaire recherché dans la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme, le crime organisé, les trafics transfrontaliers et les nouvelles menaces.

Dans cette architecture, le pôle DGSN-DGST occupe une place particulière. Il ne relève pas seulement de la sécurité intérieure. Il participe à la fabrication de la confiance stratégique dont le Maroc bénéficie auprès de ses partenaires. Les échanges de renseignement, les coopérations opérationnelles, les formations conjointes et les consultations multilatérales donnent au Royaume une profondeur diplomatique supplémentaire : celle d’un État qui protège son territoire, sécurise son environnement régional et contribue à la stabilité de ses alliés. Les JPO de Rabat, organisées à l’occasion des 70 ans de la Sûreté nationale, permettront ainsi de montrer au public l’envers institutionnel de cette puissance tranquille : une police de proximité pour les citoyens, mais aussi une institution devenue un levier de souveraineté, de crédibilité internationale et de projection stratégique.

Sur le plan interne, la DGSN poursuit également ses chantiers de modernisation : renforcement des ressources humaines, nominations à des postes de responsabilité, digitalisation des services, consolidation de l’identité numérique, développement des capacités scientifiques et techniques, amélioration des infrastructures, formation et professionnalisation des effectifs. Les JPO offriront une vitrine directe de cette transformation, en montrant ce que ces réformes produisent concrètement dans les métiers de terrain.

La force de ce rendez-vous tient précisément à cette double lecture. Il s’agit d’un événement populaire, ouvert gratuitement aux citoyens, mais aussi d’un moment institutionnel où la police marocaine montre son évolution. Derrière les démonstrations, les véhicules, les laboratoires, les unités spécialisées, les espaces enfants et les stands métiers, se lit une même ambition : faire comprendre que la sécurité n’est pas seulement une affaire d’autorité, mais aussi de confiance, de compétence, de transparence et de service.

L’édition 2025 d’El Jadida avait marqué un tournant par son ampleur : près de 2,4 millions de visiteurs, une forte présence d’élèves représentant 1.916 établissements scolaires, environ 1.500 organisations de la société civile et 187 organes de presse. Rabat 2026 devra confirmer cette dynamique, avec une portée supplémentaire : celle d’un anniversaire fondateur, placé sous le signe des 70 ans de la Sûreté nationale.

À quatre jours de l’ouverture, les JPO de Rabat s’annoncent donc comme un rendez-vous de mémoire et de projection. Mémoire d’une institution née en 1956 pour accompagner la construction de l’État national. Projection d’une police engagée dans la modernisation de ses outils, l’ouverture vers les citoyens et l’adaptation aux nouvelles formes de menace.

À Rabat, le chiffre 7 ne sera pas seulement celui d’une édition. Il deviendra le seuil symbolique d’une institution arrivée à 70 ans avec une vocation intacte : servir la sécurité des citoyens, préserver l’ordre public et inscrire la confiance au cœur du lien entre l’État et la société.

Nawfal Laarabi
Nawfal Laarabi
Intelligence analyst. Reputation and influence Strategist 20 années d’expérience professionnelle au Maroc / Spécialisé dans l’accompagnement des organisations dans la mise en place de stratégies de communication d’influence.

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