Le Conseil de sécurité de l’ONU condamne les frappes contre le Qatar

Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné jeudi les frappes menées récemment contre la capitale qatarie, Doha, dans un communiqué adopté à l’unanimité de ses 15 membres, sans toutefois mentionner Israël.

La déclaration, rédigée par la France et le Royaume-Uni, a rappelé l’importance de la désescalade, exprimé la solidarité des membres du Conseil avec le Qatar et réaffirmé leur soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de ce pays. Le texte souligne également que la libération des otages détenus par le Hamas et la fin de la guerre à Gaza doivent rester des priorités.

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L’attaque, attribuée à Israël et visant des responsables politiques du Hamas à Doha, a suscité des réactions contrastées. L’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, a justifié l’opération en affirmant que son pays continuerait à agir contre les « dirigeants terroristes » où qu’ils se trouvent.

Les États-Unis, habituellement protecteurs d’Israël au Conseil, ont soutenu la déclaration. L’ambassadrice américaine par intérim, Dorothy Shea, a repris les propos du président Donald Trump, estimant que cette frappe « n’avance ni les intérêts des États-Unis ni ceux d’Israël », tout en évoquant une possible « opportunité pour la paix ».

Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, a accusé Israël de chercher à faire échouer les efforts de médiation menés par Doha dans le conflit de Gaza. Il a assuré que le Qatar poursuivrait ses démarches pour parvenir à une trêve.

Le Pakistan a mis en doute l’engagement d’Israël à obtenir la libération des otages, tandis qu’Alger a exprimé sa déception face à une déclaration jugée trop faible, regrettant que le Conseil n’ait pas désigné l’agresseur ni qualifié l’attaque de violation du droit international.

La guerre à Gaza a été déclenchée après l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui avait fait environ 1 200 morts et plus de 250 otages. Selon les autorités sanitaires locales, plus de 64 000 personnes, en grande majorité des civils, ont été tuées depuis dans la bande de Gaza.

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