Interpellé le 12 juillet à son arrivée à l’aéroport de Tanger et placé en garde à vue pendant 72 heures, le journaliste Ali Lmrabet a été remis en liberté le 15 juillet sur décision du parquet près le tribunal correctionnel de Casablanca. À la suite de cette décision, le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a publié un communiqué dans lequel il rappelle les principes de présomption d’innocence, de procès équitable et de liberté de la presse.
Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a indiqué avoir suivi avec attention les développements de l’affaire concernant le journaliste Ali Lmrabet, notamment la décision du parquet près le tribunal correctionnel de Casablanca ordonnant sa remise en liberté après l’achèvement des premières mesures d’enquête et l’examen des pièces du dossier. Selon le communiqué du procureur du Roi, les investigations se poursuivent avec la réalisation des expertises techniques nécessaires.
Le SNPM exprime son soulagement à la suite de cette décision, qu’elle considère comme une application des garanties légales prévues pendant la phase d’enquête préliminaire. Elle rappelle que la présomption d’innocence constitue un droit constitutionnel et que l’ouverture d’une enquête ou l’adoption d’une mesure procédurale ne peut être assimilée à une condamnation préalable.
Le syndicat réaffirme également que la liberté de la presse et la liberté d’expression figurent parmi les fondements de l’État de droit. Il souligne que leur protection doit s’accompagner du respect de la loi et des droits de toutes les parties concernées.
Dans ce contexte, le SNPM appelle à garantir les conditions d’un procès équitable, notamment le respect des droits de la défense, l’indépendance de la justice, la dignité des personnes et l’exercice complet des droits de chaque partie.
Elle invite par ailleurs les acteurs médiatiques, politiques et associatifs à faire preuve de responsabilité, à respecter la confidentialité des enquêtes en cours et à éviter toute prise de position susceptible d’influencer le déroulement de la procédure judiciaire ou d’en anticiper l’issue.
Le SNPM réitère enfin son opposition aux peines privatives de liberté dans les affaires liées à la presse et à la publication. Elle estime que les litiges découlant de l’exercice du journalisme doivent être traités dans le cadre des garanties prévues par le Code de la presse et de l’édition, conformément à la Constitution et aux engagements internationaux du Maroc.
Le syndicat assure qu’il continuera à suivre ce dossier ainsi que les affaires relatives à la liberté de la presse et d’expression, à la présomption d’innocence et aux garanties d’un procès équitable.




