Régionalisation avancée : l’Intérieur enclenche la phase d’exécution territoriale

Le ministère de l’Intérieur a réuni, mercredi 29 avril 2026 à Rabat, le comité chargé du suivi de la mise en œuvre de la régionalisation avancée, en présence des ministres concernés, des walis de régions et des présidents des conseils régionaux. Cette réunion s’inscrit dans la poursuite de l’application des Hautes Orientations Royales issues du Conseil des ministres du 9 avril 2026, présidé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Le ministère de l’Intérieur a annoncé la tenue, ce mercredi 29 avril 2026 à son siège à Rabat, d’une réunion du Comité de suivi du processus de mise en œuvre de la régionalisation avancée. Cette rencontre intervient dans le prolongement des Hautes Orientations Royales issues du Conseil des ministres tenu le 9 avril 2026, sous la présidence effective du Roi Mohammed VI.


La réunion a connu la participation des ministres concernés, des walis des régions du Royaume ainsi que des présidents des conseils régionaux. Elle a permis de présenter un point d’étape sur l’état d’avancement de la feuille de route relative à la régionalisation avancée, avec une attention particulière portée à la dynamique consultative ayant accompagné la préparation de la nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré.

Selon le communiqué du ministère de l’Intérieur, cette dynamique a reposé sur l’organisation de rencontres de concertation et de séances d’écoute dans l’ensemble des préfectures et provinces du Royaume. Plus de 86.000 personnes y ont pris part, parmi lesquelles des citoyennes et citoyens, des élus, des universitaires ainsi que des responsables administratifs.

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Les participants ont souligné que cette démarche, fondée sur une approche participative ouverte et sur l’implication des différents acteurs, a permis de poser les bases d’une nouvelle génération de programmes de développement intégré. Ces programmes sont appelés à traiter les priorités identifiées au niveau territorial, notamment l’emploi, l’éducation, la santé, la gestion des ressources hydriques et la mise à niveau urbaine.

Ce qu’il faut retenir

Un point d’étape a été présenté sur l’avancement de la feuille de route de la régionalisation avancée.
Une large concertation territoriale a accompagné la préparation de la nouvelle génération de programmes de développement territorial intégré.
Plus de 86.000 personnes ont été consultées dans l’ensemble des préfectures et provinces : citoyens, élus, universitaires et responsables administratifs.
Cinq priorités structurent les futurs programmes : emploi, éducation, santé, ressources hydriques et mise à niveau urbaine.
L’accélération de la régionalisation avancée est présentée comme une condition pour répondre aux attentes des citoyens et assurer un développement équilibré entre les régions.
La réforme de la loi organique relative aux régions, approuvée en Conseil des ministres, est désormais examinée par l’institution législative.
Trois axes portent cette réforme : clarification des compétences régionales, mécanismes de financement et de réalisation des projets, renforcement des ressources financières des régions.
Les amendements proposés s’inscrivent dans la feuille de route de la régionalisation avancée et dans les conclusions de la deuxième Conférence nationale sur la régionalisation tenue à Tanger en décembre 2024.
Les objectifs affichés : renforcer la démocratie participative, consacrer la reddition des comptes, améliorer l’attractivité territoriale et consolider la résilience des régions.
Deux défis restent ouverts : développer des financements innovants et durables, et activer concrètement la Charte nationale de la déconcentration administrative.


Le communiqué précise que la réussite de ces programmes suppose une accélération du rythme de mise en œuvre de la régionalisation avancée. L’objectif affiché est de mieux répondre aux attentes légitimes des citoyens et de favoriser un développement harmonieux et équilibré dans l’ensemble des régions du Royaume.

La réunion a également été l’occasion de rappeler que le projet de modification de la loi organique relative aux régions, approuvé lors du dernier Conseil des ministres, est actuellement examiné au niveau de l’institution législative. Ce projet repose sur trois axes principaux : la clarification des compétences des régions, la mise à disposition de mécanismes de financement et de réalisation des projets liés aux programmes de développement de nouvelle génération, ainsi que le renforcement des ressources financières des régions.

Ces amendements proposés s’inscrivent dans la feuille de route de la régionalisation avancée et se veulent en cohérence avec les conclusions de la deuxième Conférence nationale sur la régionalisation, tenue à Tanger en décembre 2024. Ils visent notamment à clarifier les attributions des régions et à en favoriser l’exercice effectif, à renforcer les mécanismes de démocratie participative au niveau régional, à consacrer le principe de corrélation entre responsabilité et reddition des comptes, ainsi qu’à améliorer l’attractivité des territoires pour les investissements productifs.

Le ministère de l’Intérieur indique également que ces ajustements doivent contribuer à renforcer la résilience des espaces territoriaux face aux crises et leur capacité d’adaptation aux transformations en cours et à leurs effets futurs.

La réunion s’est conclue par l’identification de plusieurs défis encore posés. Le communiqué cite en particulier la nécessité de consolider et de poursuivre le développement de mécanismes de financement innovants et durables au profit des régions. Il insiste également sur l’importance de l’activation effective et concrète des dispositions relatives à la Charte nationale de la déconcentration administrative, afin de garantir l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre de la régionalisation avancée.

À travers cette réunion, le ministère de l’Intérieur replace la régionalisation avancée dans une logique d’exécution, de clarification institutionnelle et d’ancrage territorial. Le chantier reste structurant : il engage à la fois la capacité des régions à porter des projets de développement intégré, la qualité de la gouvernance territoriale et l’équilibre entre ambition nationale et réponses de proximité.

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