Selon une information exclusive obtenue par le1.ma, Jean-Noël Barrot, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, est attendu au Maroc le mercredi 20 mai 2026.
Aucun élément officiel ne permet, à ce stade, de préciser l’objet exact de cette visite. Son calendrier intervient toutefois dans une phase de transition à l’ambassade de France à Rabat, après le départ de Christophe Lecourtier, nommé directeur général de l’Agence française de développement, et avant la prise de fonctions attendue de Philippe Lalliot comme nouvel ambassadeur de France au Maroc.
L’hypothèse d’un déplacement lié à l’installation de la nouvelle représentation diplomatique française à Rabat est, à ce stade, l’une des plus probables. Philippe Lalliot doit prendre ses fonctions à la fin du mois de mai, après l’agrément accordé par les autorités marocaines.
Cette visite intervient également dans un contexte diplomatique chargé entre Rabat et Paris, près de deux ans après la visite d’État d’Emmanuel Macron au Maroc en octobre 2024, qui avait marqué la relance du partenariat bilatéral.
Le dossier du Sahara reste au centre de cette relation. La France a affirmé que le présent et l’avenir du Sahara s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine et soutient le plan d’autonomie présenté par le Maroc en 2007 comme base d’une solution politique. Cette position s’inscrit dans une dynamique internationale marquée récemment par des évolutions du côté de plusieurs partenaires du Royaume, notamment la Suède et le Canada, et par l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Le déplacement attendu de Jean-Noël Barrot intervient aussi après le sommet Africa Forward de Nairobi, où Emmanuel Macron a annoncé 23 milliards d’euros d’investissements pour l’Afrique. Christophe Lecourtier, récemment nommé à la tête de l’AFD, y a effectué sa première sortie officielle dans ses nouvelles fonctions, au sein de la délégation française.
Pour Paris, le Maroc demeure un partenaire central dans sa relation avec l’Afrique, en raison de son positionnement économique, financier, logistique et diplomatique sur le continent.
À ce stade, ni le Quai d’Orsay ni les autorités marocaines n’ont communiqué officiellement sur le programme de cette visite.






