Abdelilah Benkirane a fini par réagir, ce jeudi 9 juillet 2026, à la vague d’indignation provoquée par ses propos tenus à Essaouira à l’endroit de conseillers royaux. Dans une courte publication signée en sa qualité de secrétaire général du Parti de la justice et du développement, l’ancien chef du gouvernement affirme maintenir l’ensemble de son intervention, à l’exception du mot « qandouh », qu’il dit retirer et pour lequel il présente ses excuses.
« Je maintiens tout ce que j’ai dit dans mon discours à Essaouira sauf le mot “qandouh”, que je retire et pour lequel je m’excuse », écrit Benkirane dans ce texte daté de Rabat, le 9 juillet 2026.

La mise au point intervient après la controverse née d’un meeting du PJD organisé à Essaouira, le 4 juillet. Lors de cette prise de parole, Benkirane avait ciblé certains conseillers royaux, notamment MM. André Azoulay et Fouad Ali El Himma, dans un discours marqué par une critique du rôle prêté à des figures du cercle royal dans le jeu politique.
En s’en prenant aux conseillers royaux, Abdelilah Benkirane tente de transformer son isolement politique en événement médiatique. La méthode est connue : provoquer pour exister, heurter pour être repris, cibler le cercle royal pour imposer une parole devenue inaudible et désuète, y compris au sein de son propre camp. Mais le calcul électoral se retourne contre lui. Le chef du PJD confirme un fait partagé par tous : celui d’un ancien tribun qui cherche encore le bruit, faute de retrouver la moindre crédibilité.




