Bank Al-Maghrib met en garde contre une fraude usurpant son identité

Bank Al-Maghrib (BAM), la banque centrale du Maroc, a publié ce mardi un communiqué officiel pour alerter le public face à une tentative d’usurpation d’identité visant à tromper les citoyens. Cette mise en garde intervient après la diffusion d’une fausse information sous forme d’un article de presse frauduleux, utilisant abusivement le nom et l’image de l’institution ainsi que celle de son Wali, Abdellatif Jouahri.

Une fraude sophistiquée utilisant l’intelligence artificielle

Selon BAM, le contenu incriminé, publié via un lien usurpant l’identité d’un site d’information électronique légitime, promeut une prétendue « plateforme d’investissement » soi-disant affiliée à la banque centrale. Ce faux article met en avant des promesses de gains financiers irréalistes, une tactique classique des escroqueries en ligne. Plus inquiétant encore, la banque centrale soupçonne l’utilisation de mécanismes d’intelligence artificielle (IA) pour produire ce contenu trompeur, ce qui témoigne du niveau de sophistication de cette fraude.

« Un contenu médiatique sous forme d’article de presse publié via un lien usurpant l’identité d’un site d’information électronique informe sur une présumée plateforme d’investissement de Bank Al-Maghrib. Ce contenu utilise frauduleusement l’identité de Bank Al-Maghrib ainsi que l’image de son Wali en s’appuyant vraisemblablement sur des mécanismes d’intelligence artificielle », précise le communiqué de BAM.

Une menace pour le public et l’image de BAM

Cette opération frauduleuse ne se limite pas à une simple usurpation : elle vise à exploiter la confiance que le public accorde à une institution aussi prestigieuse que BAM pour attirer des victimes potentielles. En promettant des rendements illusoires, les auteurs de cette escroquerie cherchent vraisemblablement à soutirer des fonds ou des données personnelles aux personnes trompées par cette fausse plateforme.

Pour Bank Al-Maghrib, cette affaire représente également une atteinte directe à son image et à sa crédibilité. En tant que garante de la stabilité financière et monétaire du Royaume, l’institution ne peut tolérer une telle manipulation, d’où sa réaction rapide et ferme.

Réponse de BAM : démenti et action légale

Bank Al-Maghrib a tenu à clarifier la situation en déclarant sans ambiguïté que « ce contenu est faux » et qu’elle n’a jamais lancé ou cautionné une quelconque plateforme d’investissement de ce type. La banque centrale affirme également se réserver « le droit d’engager toute action nécessaire pour préserver son image et ses droits », laissant entendre qu’une enquête pourrait être ouverte pour identifier les responsables et les poursuivre en justice.

Un appel à la vigilance

Dans son communiqué, BAM invite le grand public à faire preuve de prudence face à ce type de fraude. Elle recommande de ne pas cliquer sur des liens douteux, de vérifier l’authenticité des sources d’information et de se méfier des offres trop belles pour être vraies, surtout lorsqu’elles prétendent être associées à des institutions officielles comme la banque centrale.

Cet incident souligne les risques croissants liés à la cybersécurité dans un monde où les technologies comme l’IA peuvent être détournées à des fins malveillantes. Les deepfakes, articles générés automatiquement et autres outils numériques sophistiqués rendent les escroqueries de plus en plus difficiles à détecter pour le grand public.

Les plus lus

CeraVe donne le cancer ? La marque adorée des Marocains visée par 6 plaintes pour substance cancérigène !

L’Oréal et CeraVe font face à six recours collectifs aux États-Unis après des allégations de formation de benzène dans des soins anti-acné. La FDA a testé les produits et n’a rappelé aucun article CeraVe. Risque estimé très faible selon l’agence.

Le Roi Mohammed VI reconduit Mohamed Amine Benabdellah à la tête de la Cour Constitutionnelle

Dans le cadre du renouvellement du tiers des membres...

FIDH : Aziz Rhali brutalement mis sur la touche !

La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) a informé ses organisations membres qu’elle a demandé à son vice-président, Aziz Rhali, de se mettre en retrait et de ne plus s’exprimer au nom de l’organisation. Cette mesure fait suite à des publications et prises de position publiques jugées susceptibles d’être en décalage avec le code de conduite de la FIDH. L’organisation réaffirme son engagement de longue date pour les droits du peuple palestinien.

États-Unis : L’administration Trump réduit à 20 le nombre d’ambassades en Afrique traitant les visas

Le département d’État américain va réduire de près de 50 à 20 le nombre de ses ambassades et consulats en Afrique habilités à traiter les visas. Pour le Maroc, l’Ambassade de Rabat n’est pas concernée par les hubs, tandis que le statut du Consulat de Casablanca reste incertain.
00:16:21

Disparitions et décès de personnel scientifique aux États-Unis : un phénomène qui interroge les autorités fédérales

L’identification récente des restes de Melissa Casias, employée du...

États-Unis : L’administration Trump réduit à 20 le nombre d’ambassades en Afrique traitant les visas

Le département d’État américain va réduire de près de 50 à 20 le nombre de ses ambassades et consulats en Afrique habilités à traiter les visas. Pour le Maroc, l’Ambassade de Rabat n’est pas concernée par les hubs, tandis que le statut du Consulat de Casablanca reste incertain.
00:16:21

CeraVe donne le cancer ? La marque adorée des Marocains visée par 6 plaintes pour substance cancérigène !

L’Oréal et CeraVe font face à six recours collectifs aux États-Unis après des allégations de formation de benzène dans des soins anti-acné. La FDA a testé les produits et n’a rappelé aucun article CeraVe. Risque estimé très faible selon l’agence.

FIDH : Aziz Rhali brutalement mis sur la touche !

La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) a informé ses organisations membres qu’elle a demandé à son vice-président, Aziz Rhali, de se mettre en retrait et de ne plus s’exprimer au nom de l’organisation. Cette mesure fait suite à des publications et prises de position publiques jugées susceptibles d’être en décalage avec le code de conduite de la FIDH. L’organisation réaffirme son engagement de longue date pour les droits du peuple palestinien.

Related Articles

Focus Thématiques