Sous les yeux de Donald Trump, du roi Felipe VI, de la reine Letizia et de Pedro Sánchez, l’Espagne a écrit une nouvelle page de son histoire ce dimanche soir. Au MetLife Stadium de New Jersey, face à une Argentine tenace mais impuissante, la Roja s’est imposée 1-0 après prolongation grâce à un but de Ferran Torres (106e) et a décroché son deuxième titre de championne du monde, seize ans après l’Afrique du Sud.
Le parterre était digne d’une grande soirée diplomatique. Dans le palco d’honneur, le président américain Donald Trump et la Première dame Melania Trump côtoyaient le président de la FIFA Gianni Infantino, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et le premier ministre canadien Mark Carney. Côté espagnol, le roi Felipe VI et la reine Letizia, accompagnés du président du gouvernement Pedro Sánchez et du président de la Fédération espagnole Rafael Louzán, ont vibré à chaque action. Seul grand absent : le président argentin Javier Milei, resté au pays par superstition.

Une domination totale
Dès le coup d’envoi, l’Espagne a imposé son style. Possession, pressing haut, amplitude : la Roja a étouffé l’Argentine. Lamine Yamal, Dani Olmo, Álex Baena et Marc Cucurella ont multiplié les percées. Mais face à eux se dressait un mur : Emiliano Martínez. Le gardien argentin a réalisé une prestation exceptionnelle, signant 11 arrêts, un record en finale de Coupe du monde.
L’Albiceleste, ultra-défensive, n’a cadré aucun tir pendant les 90 minutes réglementaires. Lionel Messi, disputant probablement son dernier Mondial à 39 ans, a été très discret (54 touches de balle seulement). L’Argentine a survécu grâce à son portier et à une organisation défensive hermétique… jusqu’à la 90e +4.

Le tournant et le but libérateur
En fin de match, Enzo Fernández a reçu un second carton jaune après un tacle violent sur Pau Cubarsí. Réduite à dix, l’Argentine a basculé en mode survie. Les prolongations ont été à sens unique.
À la 106e minute, Nico Williams a parfaitement servi Ferran Torres. Le joueur du Barcelone a fusillé Martínez d’une frappe précise et puissante. 1-0. Le stade a explosé. Malgré une ultime poussée argentine et un but refusé pour hors-jeu, l’Espagne a tenu jusqu’au bout.

Un sacre historique
Avec cette victoire, l’Espagne devient la première nation européenne à soulever la Coupe du monde sur le sol américain. Elle empêche l’Argentine de réaliser le doublé, un exploit qui n’avait plus été accompli depuis le Brésil en 1962.


Pour Luis de la Fuente et ses hommes, c’est la consécration d’un collectif exceptionnel, invaincu et n’ayant concédé qu’un seul but sur l’ensemble du tournoi. Pour Lionel Messi et sa génération, le rideau tombe sur une page magnifique mais amère.
Sous les regards de Trump, du roi Felipe VI et de Pedro Sánchez, l’Espagne est devenue championne du monde 2026.
La fête peut commencer pour l’Espagne.






