Un vol de la compagnie Ryanair a décollé le 14 avril de l’aéroport de Vatry, dans la Marne, à destination de Marrakech, sans aucun de ses 192 passagers. L’appareil a quitté le tarmac à vide, après l’impossibilité pour les voyageurs d’embarquer, faute d’agents de sûreté disponibles pour assurer les contrôles de départ.
Selon les informations rapportées par ICI Grand Est, une grande partie du personnel du prestataire Sécurus était en arrêt maladie ce jour-là. La direction de l’aéroport dit avoir été prise de court. « Au moment où l’on a ouvert l’enregistrement pour les passagers, il n’y avait pas d’équipe de sûreté. On a appris qu’ils étaient tous en arrêt maladie », a expliqué Fabrice Pauquet, directeur de l’aéroport de Vatry.
Toujours selon la direction de l’aéroport, il n’a pas été possible de mobiliser une autre équipe à temps pour permettre le départ du vol dans les délais. Le trajet devait durer environ trois heures et demie.
La question de l’indemnisation reste, elle, sans réponse claire pour les passagers. Le directeur de l’aéroport estime que cette question ne relève pas de l’exploitant aéroportuaire. De son côté, Ryanair a indiqué aux voyageurs qu’aucune indemnisation n’était prévue en cas de grève ou d’événement indépendant de sa volonté. Une explication contestée par les passagers, qui soulignent qu’il ne s’agissait pas d’une grève.
Plusieurs d’entre eux se disent très choqués par cet épisode. Une touriste française, qui voyageait avec son mari et avait dépensé près de 1 500 euros pour offrir ce déplacement à leur fille handicapée à l’occasion de son anniversaire, a fait part de sa colère auprès de France Info. Elle dit voir dans cette annulation brutale un projet familial réduit à néant.
Les passagers comme les différents intervenants évoqués dans cette affaire se renvoient désormais la responsabilité du dysfonctionnement, tandis qu’aucune indemnisation n’a, pour l’heure, été versée.








