Après les dépêches d’agences internationales telles que l’Associated Press, Bloomberg ou l’AFP, reprises par la presse mondiale, la Tour Mohammed VI attire également l’attention de la sphère scientifique et technologique russe. Dans un article publié le 30 avril 2026 sur une plateforme russe de vulgarisation scientifique, le gratte-ciel marocain est présenté comme une «tour en forme de fusée sur son pas de lancement», devenue le plus haut bâtiment du Royaume et l’un des édifices les plus élevés du continent africain. Inaugurée officiellement le 13 avril 2026 par SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, sur ordre de SM le Roi Mohammed VI, cette nouvelle icône architecturale confirme le rayonnement de Rabat-Salé et la place croissante du Maroc dans l’imaginaire mondial des grands projets urbains.
La Tour Mohammed VI suscite désormais l’intérêt de médias spécialisés dans la science, la technologie et l’architecture du globe. Le 30 avril 2026, la plateforme russe Naked Science a consacré un article à ce gratte-ciel marocain, sous un titre évocateur : « Au Maroc, une tour en forme de fusée sur son pas de lancement a été ouverte. Elle est le deuxième plus haut bâtiment d’Afrique. »
L’article rédigé en russe insiste d’abord sur la silhouette du bâtiment. Culminant à 250 mètres, la Tour Mohammed VI est décrite comme un gratte-ciel inspiré de l’univers spatial, évoquant une fusée prête à décoller. Naked Science rappelle qu’elle est désormais le plus haut bâtiment du Maroc et l’un des plus élevés du continent africain.
Située à Salé, à proximité de Rabat, la tour porte le nom de SM le Roi Mohammed VI. Le projet a été conçu par les architectes Rafael de La-Hoz et Hakim Benjelloun, et sa réalisation a nécessité huit années de travaux. Le site officiel du constructeur BESIX confirme les principales caractéristiques de l’ouvrage : une hauteur de 250 mètres, 55 étages et une surface totale de 102.800 m².
L’article russe revient également sur l’origine symbolique du projet. Il rappelle que l’idée de cette tour est attribuée à Othman Benjelloun, président de Bank of Africa, dont l’inspiration serait liée à une visite effectuée à la NASA à la fin des années 1960, au moment de la préparation de la mission Apollo 12. Cette référence spatiale éclaire le choix architectural d’une tour fuselée, pensée comme une fusée dressée dans le ciel de Rabat-Salé.
L’intérêt de l’auteur tient surtout à son regard technique. Le texte détaille la conception climatique des façades : au nord, un rideau de verre à haute performance ; au sud, une combinaison de panneaux opaques, de protections solaires et de panneaux photovoltaïques. La plateforme souligne également l’existence d’un dispositif de récupération des eaux pluviales, participant à l’obtention du standard environnemental LEED Gold. BESIX confirme, de son côté, que la tour intègre des panneaux solaires, des systèmes de récupération d’énergie et de collecte des eaux de pluie.

Autre élément mis en avant : la complexité structurelle du bâtiment. Naked Science indique que les conditions géologiques et les contraintes liées au vent ont nécessité des fondations profondes d’environ 60 mètres, reposant sur 104 pieux en béton. Le bâtiment associe un noyau en béton à une structure extérieure en acier, tandis qu’un amortisseur à masse accordée placé au sommet permet de réduire les oscillations provoquées par le vent. BESIX présente également la tour comme une structure hybride combinant noyau en béton et portiques métalliques, avec un dispositif de stabilisation au sommet.
À l’intérieur, la Tour Mohammed VI abrite un hôtel de luxe, des bureaux, des appartements haut de gamme et une plateforme d’observation. Naked Science mentionne aussi 36 ascenseurs, répartis entre la tour principale et son podium. Ces éléments rejoignent les données publiées au Maroc lors de l’inauguration officielle, qui font état d’un hôtel de luxe, de bureaux, de résidences, d’un observatoire du patrimoine de Rabat et Salé, d’une salle de conférences, de commerces et de restaurants.

Sur le plan financier et industriel, le coût de construction est évalué à environ 700 millions de dollars et rappelle que le groupe belge BESIX, déjà associé à la construction du Burj Khalifa à Dubaï, a joué un rôle central comme constructeur du projet. BESIX avait annoncé, le 30 mars 2026, la livraison de la Tour Mohammed VI, en la présentant comme une nouvelle référence pour la silhouette urbaine africaine.
L’inauguration officielle de la Tour Mohammed VI a eu lieu le 13 avril 2026, lorsque SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan a procédé, sur ordre de SM le Roi Mohammed VI, à l’inauguration de l’édifice sur la rive droite du Bouregreg. La communication officielle la présente comme une « nouvelle icône architecturale », un « emblème de modernité » et un symbole du « rayonnement des deux villes jumelles de Rabat et Salé ».
Cette lecture russe complète ainsi l’approche anglo-saxonne. Là où l’Associated Press insiste sur les ambitions mondiales du Maroc, le tourisme, le soft power et les grands projets de prestige, Naked Science s’attarde davantage sur la prouesse technique, la symbolique spatiale, les choix de façade, la stabilité au vent et les standards environnementaux.
À travers cette résonance internationale, la Tour Mohammed VI se donne à lire sous plusieurs registres complémentaires. Pour la presse anglo-saxonne, elle illustre les ambitions globales du Maroc. Pour la presse européenne, elle traduit la montée en puissance d’un acteur régional qui assume son rang. Dans la sphère russe, enfin, elle est regardée comme une démonstration architecturale et technologique, où la silhouette d’une fusée prête au décollage rejoint l’image d’un Royaume qui inscrit ses grands projets dans une trajectoire de visibilité mondiale.








