La guerre au Moyen-Orient franchit un nouveau seuil critique. Selon les autorités israéliennes, une frappe aérienne menée dans la nuit de lundi à mardi à Téhéran aurait ciblé et tué Ali Larijani, présenté comme le chef de la sécurité iranienne. Une affirmation lourde de conséquences, mais qui, à ce stade, demeure sans confirmation officielle du côté iranien.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que « Larijani et le commandant du Basij ont été éliminés durant la nuit ». Cette déclaration, relayée par plusieurs médias israéliens, s’inscrit dans une stratégie de communication assumée : démontrer la capacité d’Israël à frapper au cœur même de l’appareil sécuritaire iranien.
Si elle est confirmée, cette frappe marquerait l’élimination d’une figure clé du système politico-sécuritaire iranien, et renforcerait l’idée d’une guerre désormais portée au sommet de la hiérarchie de pouvoir à Téhéran.
Une guerre déjà entrée dans une phase de décapitation du pouvoir
L’annonce intervient dans un contexte déjà extrêmement déstabilisé. À la fin du mois de février, des frappes conjointes américano-israéliennes avaient conduit à la mort du Guide suprême Ali Khamenei, un événement sans précédent dans l’histoire contemporaine de la République islamique.
Depuis, le pouvoir iranien semble engagé dans une phase de transition opaque. Mojtaba Khamenei, fils du Guide défunt, est présenté comme son successeur de facto. Pourtant, son absence prolongée de la scène publique alimente les spéculations.
Le président américain Donald Trump lui-même a semé le doute en déclarant : « Nous ne savons pas s’il est en vie… personne ne l’a vu, ce qui est inhabituel. »
Le conflit s’est étendu à l’ensemble du Moyen-Orient. Les frappes israéliennes ont visé à la fois Téhéran et Beyrouth, tandis que des missiles et drones iraniens ont été interceptés dans plusieurs pays du Golfe.
Le Qatar, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït ont tous signalé des interceptions de projectiles, illustrant une montée en puissance des hostilités qui dépasse désormais le cadre bilatéral Israël-Iran.
Cette extension géographique du conflit pose un risque systémique : celui d’une confrontation régionale ouverte, impliquant à la fois des acteurs étatiques et des réseaux paramilitaires.
Malgré la gravité de l’annonce israélienne, plusieurs zones d’ombre subsistent. Certains médias iraniens évoquent la possibilité d’une prise de parole imminente d’Ali Larijani, sans confirmation tangible à ce stade.


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