Les États-Unis ont rendu hommage, mercredi à Rabat, à la Vision et au Leadership de SM le Roi Mohammed VI dans le renforcement du partenariat stratégique entre Rabat et Washington. À l’issue de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, le Secrétaire d’État adjoint américain, Christopher Landau, a inscrit la relation entre les deux pays dans une profondeur historique rare, rappelant 250 ans d’alliance, de confiance et d’engagement commun.
Intervenant lors d’une conférence de presse tenue à Rabat, Christopher Landau a remercié le Président Donald Trump et Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour leur « Vision » et leur « Leadership », qu’il a présentés comme les moteurs d’un partenariat bilatéral appelé à atteindre de « nouveaux sommets ».
Cette déclaration intervient dans le cadre de la visite du responsable américain au Maroc, dernière étape d’une tournée régionale effectuée du 27 avril au 1er mai 2026 en Afrique du Nord. Selon les éléments rendus publics en amont de ce déplacement, l’agenda marocain de Christopher Landau portait notamment sur le renforcement de la coordination technologique et spatiale, ainsi que sur la coopération sécuritaire de longue date entre les deux pays.
Le haut responsable américain a rappelé que les États-Unis et le Maroc partagent « une histoire commune en tant qu’alliés stratégiques et partenaires précieux » depuis près de deux siècles et demi. Cette profondeur historique donne à la relation maroco-américaine une singularité particulière : elle n’est pas seulement le produit d’intérêts conjoncturels, mais le fruit d’une continuité diplomatique ancienne, consolidée au fil des générations.
Christopher Landau a, à cet égard, mis en avant deux symboles forts de cette relation. D’un côté, la légation américaine de Tanger, plus ancien bâtiment diplomatique des États-Unis dans le monde. De l’autre, l’ouverture annoncée du nouveau site diplomatique américain à Casablanca, présenté comme le signe concret d’un engagement durable et renouvelé. « Voilà à quoi ressemblent un véritable engagement et une relation durable », a-t-il souligné.
Cette formule résume l’esprit de la relation actuelle entre Rabat et Washington : une alliance fondée sur l’histoire, mais tournée vers les enjeux du XXIe siècle. Le partenariat maroco-américain ne se limite plus aux dimensions diplomatiques classiques. Il s’étend désormais à la sécurité, à l’économie, aux technologies, à l’espace, aux investissements et à la stabilité régionale.
Le message livré à Rabat confirme également la place centrale occupée par le Maroc dans la lecture stratégique américaine de l’Afrique du Nord et du continent africain. Christopher Landau a ainsi qualifié le Royaume de « partenaire indispensable, stable et stratégique en Afrique du Nord, sur le continent africain et sur la scène internationale ».
Cette reconnaissance américaine s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation du rôle du Maroc comme pôle de stabilité, de projection économique et de coopération sécuritaire. Sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Royaume a progressivement affirmé une diplomatie de continuité, articulée autour de la souveraineté nationale, du développement des partenariats stratégiques et d’un ancrage africain renforcé.
Sur le dossier du Sahara marocain, Christopher Landau a également réaffirmé la position constante des États-Unis. Le Secrétaire d’État adjoint américain a rappelé la « reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara » par Washington et son soutien à l’initiative marocaine d’autonomie, considérée comme « l’unique base d’une solution juste et durable » à ce différend régional.
Le responsable américain a, en outre, indiqué que les États-Unis soutiennent les entreprises américaines qui souhaitent investir et faire des affaires au Sahara, confirmant ainsi la traduction économique et opérationnelle de cette position politique.









