Depuis son arrivée à la tête du pôle DGSN-DGST, Hammouchi a imposé une ligne lisible. Elle repose d’abord sur une efficacité opérationnelle reconnue, au Maroc comme à l’international. La police marocaine a gagné en professionnalisation, en anticipation, en capacité d’intervention et en crédibilité auprès de ses partenaires étrangers. Cette montée en puissance n’a pas été construite uniquement sur les moyens techniques ou les performances sécuritaires. Elle s’est aussi appuyée sur une culture interne : celle de l’engagement, de la discipline, de la reconnaissance du mérite et de la valorisation du capital humain.
En remettant, mardi 19 mai 2026 à Rabat, des appartements de logement à dix veuves de fonctionnaires de police morts dans l’exercice de leurs missions, Abdellatif Hammouchi a donné une nouvelle illustration du fil rouge qui traverse sa doctrine de gestion de la DGSN : travail, résultat, reconnaissance et ambition.
La cérémonie organisée dans l’espace des Journées Portes Ouvertes de la Sûreté nationale s’inscrit dans cette cohérence. Ces femmes endeuillées ont été accueillies par le Directeur Général lui même. Parmi elles figurent des veuves de fonctionnaires décédés à la suite d’agressions criminelles, dont le cas d’un policier mort à Imouzzer après une attaque commise par une personne souffrant de troubles mentaux, ainsi que des veuves de policiers ayant perdu la vie dans des accidents de la circulation pendant l’exercice de leurs missions réglementaires.
Les Journées Portes Ouvertes sont devenues, au fil des éditions, bien plus qu’un rendez-vous de proximité entre la police et les citoyens. Elles constituent désormais un exercice de communication institutionnelle d’une grande efficacité, un espace d’ouverture d’une institution souveraine sur la société, les médias, les partenaires économiques et les délégations étrangères. La DGSN y expose ses métiers, ses unités, ses innovations, ses capacités et sa culture de service. Mais elle y montre aussi ce qu’elle veut être : une institution moderne, performante, ancrée dans l’État, consciente de sa mission et attentive à ses femmes, à ses hommes et à leurs familles.
C’est précisément là que réside la congruence de la ligne Hammouchi. L’ambition sécuritaire ne se limite pas à l’affichage de moyens, à la coopération internationale ou à la performance opérationnelle. Elle suppose aussi une politique de reconnaissance interne. Une institution qui demande à ses agents rigueur, disponibilité et sens du sacrifice doit être capable, en retour, d’assumer une responsabilité morale envers eux et envers leurs proches lorsque le devoir professionnel se paie au prix le plus lourd.
Cette orientation s’appuie également sur le renforcement du rôle de la Fondation Mohammed VI des œuvres sociales des fonctionnaires de la Sûreté nationale. La DGSN a consacré des moyens et des ressources à cette structure afin d’améliorer les prestations sanitaires, sociales et solidaires destinées aux femmes et aux hommes de police, ainsi qu’à leurs familles. Il s’agit d’un volet essentiel de la modernisation de l’institution : faire de la protection sociale un élément de cohésion, de fidélité et de performance collective.
À travers cette initiative, Hammouchi confirme ainsi une méthode. La DGSN avance sur plusieurs plans à la fois : efficacité opérationnelle, rayonnement international, ouverture maîtrisée sur l’opinion publique, communication institutionnelle structurée et reconnaissance du capital humain. Ce n’est pas une juxtaposition d’actions. C’est une ligne de conduite.









