Rabat a donné, cette année, une résonance particulière au 70e anniversaire de la Direction générale de la Sûreté nationale. Au milieu de festivités d’envergure, organisées en présence de hauts responsables de l’État, de personnalités publiques, ainsi que de figures du monde économique et médiatique, Abdellatif Hammouchi a choisi de placer la mémoire institutionnelle au cœur de la célébration. Le directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire a ainsi rendu hommage à plusieurs de ses prédécesseurs en l’occurence MM. Ahmed El Midaoui, M’hamed Dryef, Hafid Benhachem, Charki Draiss et Bouchaib Rmail, salués par des accolades chaleureuses qui ont donné à la cérémonie une dimension de reconnaissance, de respect et de continuité.
Ce moment a rappelé le parcours de responsables qui ont chacun incarné une étape de l’histoire administrative et sécuritaire du Royaume. M’hamed Dryef, qui a dirigé la DGSN entre 1989 et 1990, appartient à cette génération de hauts responsables formés dans les grands rouages de l’administration territoriale. Son parcours, marqué par plusieurs fonctions de responsabilité au sein du ministère de l’Intérieur, illustre une culture administrative fondée sur la connaissance du territoire, la maîtrise des équilibres institutionnels et le sens du service de l’État.
Ahmed El Midaoui, ancien directeur général de la Sûreté nationale entre 1993 et 1997, s’est distingué par un profil de haut commis de l’État, à la croisée des finances publiques, de l’administration territoriale, du ministère de l’Intérieur et de la Cour des comptes, dont il a été Premier président après avoir été ministre de l’Intérieur et conseiller de Sa Majesté le Roi.
Hafid Benhachem, qui a dirigé la DGSN de 1997 à 2003, représente une autre figure de cette continuité. Passé par plusieurs postes au sein de la Sûreté nationale avant de rejoindre l’administration centrale du ministère de l’Intérieur, il a également exercé comme gouverneur dans l’administration territoriale, avant d’être nommé à la tête de la DGSN puis, plus tard, délégué général de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion.
Charki Draiss, directeur général de la DGSN de 2006 à 2012, est un responsable doté d’une formation solide, d’une longue expérience administrative, ainsi que de qualités de probité, de droiture et de sérieux. Avant la DGSN, il avait occupé plusieurs fonctions dans l’administration territoriale, notamment comme wali de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra et gouverneur de la province de Laâyoune.
Bouchaib Rmail, qui a dirigé la DGSN de 2012 à 2015, est issu du cœur même de la maison policière. Avant sa nomination à la tête de la Sûreté nationale, il avait notamment été directeur de la sécurité publique à la DGSN. Son parcours est associé à une forte expérience opérationnelle, à une connaissance interne de l’institution et à un intérêt précoce pour les nouveaux défis sécuritaires, notamment la criminalité informatique.
Depuis son arrivée à la tête de la DGSN-DGST, Abdellatif Hammouchi a installé une méthode de commandement fondée sur une conviction simple : une institution sécuritaire est d’autant plus forte qu’elle sait reconnaître ceux qui la servent, ceux qui l’ont structurée et ceux qui en portent chaque jour les missions.
La valorisation des agents, des unités, des métiers et des compétences produit de la cohésion, nourrit l’adhésion et renforce la performance collective. Cette approche se mesure dans le niveau d’engagement, de professionnalisation et d’efficacité atteint par la maison. En donnant toute leur place aux anciens directeurs généraux lors de cette célébration, M. Abdellatif Hammouchi a étendu cette logique à l’histoire même de la DGSN. Il a montré à ses effectifs, comme à l’opinion publique, une Sûreté nationale unie, consciente de sa trajectoire et reconnaissante envers chacune des générations qui a contribué à son édification. La puissance actuelle de la DGSN se nourrit aussi de cette mémoire partagée.






